Nigéria : un an depuis la disparition de jeunes filles à Chibok

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Jeune fille déplacée à cause de Boko Haram Photo Unicef NYHQ2015 Esiebo

Il y a un an jour pour jour plus de 276 jeunes filles avaient été capturées dans leur école, à Chibok dans l'état de Borno au nord-est du Nigeria. Revendiquée par le groupe Boko Haram ces filles restent toujours introuvables pour la majorité d'entre elles. Très peu d'entre sont en effet parvenues à s'échapper des mains de leurs ravisseurs. Le Secrétaire-General des Nations-Unies s'est exprimé à ce propos, dénonçant notamment les attaques répétées et lâches contre des établissements scolaires, en violation avec le droit humanitaire international et le recrutement d'enfants.

Il s'est aussi indigné de l'usage de jeunes filles d'attentats suicides par Boko Haram, ajoutant : « qu'aller à l'école ne devrait pas être un acte de courage ». Dans une déclaration Ban Ki-moon a aussi formulé son soutien moral aux différentes parties concernées : « je confirme à nouveau mon soutien aux gouvernements et peuples de la région dans la lutte contre Boko Haram ».

Dans un rapport intitulé « Enfances perdues » publié lundi, le Fond des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) indique que depuis l'enlèvement des jeunes étudiantes à Chibok, le nombre d'enfants déplacés à cause de l'insécurité au nord-est du Nigeria et les pays alentours, a doublé. Selon le rapport ce sont près de 800 000 enfants qui sont actuellement touchés par le conflit et l'insécurité. Pour UNICEF il ne fait aucun doute que le but de Boko Haram est d'éradiquer l'éducation des enfants et d'instaurer un climat de peur.

(Propos de Laurent Duvillier, porte-parole d'Unicef pour l'Afrique de l'Ouest; mise en perspective : Tsigué Shiferaw)

 

 

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18/10/2017
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