Indonésie : le Haut-Commissariat demande un moratoire sur la peine de mort

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Comme elles l’avaient annoncé, les autorités indonésiennes ont mis leur menace à exécution. Elles ont exécuté les condamnés à mort peu après minuit. Deux Australiens, un Brésilien, trois Nigérians, un Ghanéen et un Indonésien ont été fusillés dans la prison de l’île isolée de Nusakambangan. Malgré les appels à la clémence dont celui du Secrétaire général de l'ONU, Jakarta est resté ferme. Et le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l'ONU juge « extrêmement regrettable et extrêmement triste que ces gens aient perdu la vie ».

Les services du Haut-Commissaire Zeid rappelle d'ailleurs que « l’Indonésie lance des appels à la clémence lorsque ses citoyens risquent d’être exécutés dans d’autres pays ». « Il est donc impossible de comprendre son refus absolu d’accorder sa clémence pour des crimes moins graves sur son propre sol », fait-on remarquer du côté du Palais Wilson, siège du Haut-Commissariat à Genève.

A cet égard, les Nations Unies soulignent qu'au regard du droit international, « si la peine de mort doit vraiment être utilisée, elle ne devrait être infligée que pour les crimes les plus graves, principalement ceux impliquant un homicide volontaire ». Les délits liés à la drogue ne sont pas considérés comme relevant de la catégorie des crimes « les plus graves ».

Dans ces conditions, le Haut-Commissariat réitère son appel à Jakarta de « rétablir un moratoire sur la peine de mort. »

(Extrait sonore : Cécile Pouilly, porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l’homme ; propos recueillis par Alpha Diallo)

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11/12/2017
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