FAO : les pays s'engagent à éradiquer la peste des petits ruminants dans le monde

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Troupeau de moutons Photo FAO

Fin d'une conférence internationale sur l'éradication de la peste des petits ruminants, à Abidjan, en Côte d'Ivoire. Les délégations ministérielles de quinze pays, et plus de 300 participants venant de tous les continents, ainsi que des représentants d'organisations régionales et internationales se sont engagés à collaborer pour éradiquer d’ici à 2030 cette maladie animale dévastatrice. Les pertes annuelles en bétail, provoquées par ce fléau, sont estimées à près de 2 milliards de dollars.

Selon la FAO et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) une meilleure collaboration du secteur privé, des laboratoires et des instituts de recherche, peut éradiquer la maladie rapidement.

La campagne implique que les nations adoptent une approche en quatre étapes, en commençant par une phase d'évaluation qui devrait durer un à trois ans. La seconde étape, sur une durée de deux à cinq ans, est ciblée sur le contrôle et la gestion du risque tandis que la troisième vise à l'éradication finale qui prendra également deux à cinq ans. En phase finale, les pays devront montrer qu'aucun cas de PPR n'a été rapporté depuis au moins 24 mois.

La campagne d'éradication prévoit de vacciner jusqu'à 80% de tous les animaux, en d'autres termes presque tous les petits ruminants âgés de plus de trois mois.

Il existe pour la PPR un vaccin peu onéreux, sûr et fiable, conforme aux normes de qualité de l'OIE. Les autorités nationales et régionales encouragent les fabricants de vaccins à augmenter leurs capacités et incitent les chercheurs à mettre au point un vaccin thermostable pouvant résister à des températures ambiantes plus élevées.

La peste des petits ruminants s'est propagée rapidement ces 15 dernières années dans environ 70 pays de l'Asie du Sud et de l'Est, à l'Afrique et au Proche-Orient. Elle peut tuer jusqu'à 90% des animaux infectés. Similaire à la peste bovine, détectée pour la première fois à Abidjan dans les années 40, éradiquée en 2011, la FAO espère obtenir un résultat similaire cette fois-ci.

(Extrait sonore : Tekola Berhe, Directeur de la division de la santé animale a la FAO; propos recueillis par Tsigué Shiferaw)

 

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12/12/2017
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