CPI : la nouvelle Présidente veut rendre la Cour plus efficace

Écouter /

Silvia Alexandra Fernandez de Gurmendi (Photo : ONU)

La révision des méthodes de travail et des procédures de la Cour pénale internationale (CPI) est la « priorité absolue » du mandat de la nouvelle présidence de la CPI, a déclaré vendredi Silvia Alexandra Fernandez de Gurmendia lors de sa visite au Siège des Nations Unies à New York.

« Nous sommes conscients des critiques que la procédure de la CPI est parfois trop longue. Bien sûr, parfois ce sont des raisons qui sont en dehors de la Cour, mais il y a aussi des facteurs que la Cour elle-même peut améliorer », a expliqué la nouvelle présidente de la CPI , ajoutant que la Cour était en train de réviser sa procédure et ses méthodes de travail.

La juge argentine a précisé qu'il est essentiel que la Cour soit aussi efficace que possible pour que celle-ci puisse pleinement jouer son rôle en matière de justice internationale.

La visite de la juge Fernandez au Siège des Nations Unies, sa première visite officielle depuis son élection, témoigne de l'importance accordée à la coopération entre l'organe judiciaire international et l'ONU.

Lors d'un entretien avec la Radio des Nations Unies, la Présidente a expliqué que concernant la Palestine, la définition des prochaines étapes à suivre, comme dans toute affaire de la Cour, revenait à la Procureur, Fatou Bensouda.

Aussi en réponse aux critiques selon lesquelles la Cour a trop souvent visé les pays africains, Silvia Fernandez a expliqué que souvent les demandes étaient venues des pays africains même ou du Conseil de sécurité, et qu'elles avaient été jugées suffisamment grave pour mériter d'être poursuivies par le Procureur.

Silvia Fernandez a affirmé que la Cour était de juridiction mondiale et que l'on pouvait s'attendre à ce qu'il y ait des affaires concernant d'autres régions.

« Ce qui est très important c'est que la Cour s'occupe des situations graves qui sont dans ses compétences et je pense que cela a été le cas jusqu’à présent », a développé la Présidente.

Première femme Présidente de la CPI, la juriste est également accompagnée de deux vice-présidentes, les juges Joyce Aluoch du Kenya et Kuniko Ozaki du Japon.

Pour elle y s'agit là d'un grand honneur à portée symbolique.

Le Traité et la Cour disposent de plusieurs outils juridiques pour lutter contre les crimes de violences sexuelles et de genre. De plus, dès le début, il a été reconnu que les femmes sont particulièrement vulnérables dans les situations de crise.

L'équilibre de genre et la présence des femmes parmi le personnel de la CPI sont ainsi d'autant plus importants.

Silvia Fernandez espère également que les femmes puissent apporter une vision plus sensible aux situations qui occupent la CPI.

(Interview : Silvia Alexandra Fernandez de Gurmendi, Présidente de la CPI; propos recueillis par Cristina Silveiro)

 

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
20/10/2017
Loading the player ...