Coup de projecteur sur la lutte menée par la RDC contre les violences sexuelles avec Jeanine Mabunda

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Jeanine Mabunda devant le Conseil de Sécurité (Photo: ONU/D.Berkowitz)

Le Conseil de sécurité a examiné mardi le dernier rapport du Secrétaire général sur les violences sexuelles liées aux conflits armés.

Ce rapport se félicite notamment de la responsabilisation de certains États face à ce néfaste phénomène. A l'instar de la République démocratique du Congo, qui en deux ans a condamné quelques 187 soldats et officiers de son armée, dont un général; et qui, s'est dotée d'une Représentante personnelle du Président sur la violence sexuelle et le recrutement d'enfants.

La Représentante, Jeanine Mabunda, est venue présenter la situation de son pays devant le Conseil, l'occasion de la recevoir dans les studios de la Radio des Nations Unies.

« On vient de cette histoire malheureuse où la RDC était présentée comme la 'capitale du viol' et ce n'est pas une image qui fait honneur à la RDC et qui rend compte des initiatives qui se passent dans ce domaine depuis le retour à la paix stable, fin 2013 », affirme la Représentante personnelle lors de l'entretien avec la Radio.

Jeanine Mabunda explique qu'en l'espace d'un an son pays a vu une baisse de 33% des cas enregistrés de violences sexuelles et que cette amélioration est dû au leadership et volontarisme collectif de sa nation.

Selon elle, pour arriver à ces résultats, la RDC s'est penché sur le rôle des forces de sécurité, en améliorant l'accès à la justice, luttant contre l'impunité ainsi que la sensibilisation des populations comme des militaires.

L’accent mis par la Représentante du Chef de l'Etat sur la lutte contre l’impunité a entraîné une augmentation des poursuites judiciaires et des condamnations de criminels de violences sexuelles, y compris au sein des forces de sécurité du pays, qui en etaient responsable de 72% des cas de viols alors qu'en 2014, elles n'étaient responsable que de 42% de cas.

La Représentante personnelle revient également sur les efforts qui sont menés par rapport à la réparation des victimes et le changement des mentalités y compris le lancement de la campagne «Briser le silence » ainsi que d'une ligne verte qui informe toute victime de ces violences des mesures à prendre et des recours a sa disposition.

 

(Interview : Jeanine Mabunda, le Représentant Personnelsur la violence sexuelle et le recrutement d'enfants; propos recueillis par Cristina Silveiro)

 

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23/10/2017
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