Afrique du Sud: le HCR inquiet des violences xénophobes

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Personnel du HCR avec des déplacés dans le Kwazulu-Natal. Photo HCR/ T.Machobane

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR) s'inquiète de la série d'attaques xénophobes qui depuis ces dernières trois semaines en Afrique du Sud, a entraîné le déplacement d'au moins 5 000 personnes. L'essentiel des attaques c'est passé dans la province du Kwazulu Natal, à l'est du pays, plus particulièrement dans la ville de Durban où de nombreux magasins dans les townships, ont été pris pour cible. Une dispute suite à un conflit de travail à Durban aurait peut-être été à l'origine de cette vague de violence, a indiqué le HCR sur son site internet. Au total six personnes ont été tuées.

Les déplacés sont surtout des réfugiés, des migrants et aussi des demandeurs d'asile, qui à l'heure actuelle ont trouvé refuge dans des églises ou des mosquées. D'autres seraient parvenus à trouver de l'aide au sein de leur propre communauté.

Selon la porte-parole du HCR en Afrique du Sud, Tina Ghelli, les autorités sud-africaines ont agi rapidement, pour éviter le pire : « Le gouvernement est vraiment proactif….cette fois on est vraiment content qu'il ait pris la situation très au sérieux » a-t-elle déclaré à la Radio des Nations Unies.

Pour rappel 65 000 réfugiés et 295 000 demandeurs d'asile, résident en Afrique du Sud.

(Interview :  Tina Ghelli, porte-parole du HCR en Afrique du Sud; propos recueillis par Tsigué Shiferaw)

 

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20/10/2017
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