A Washington, Ban Ki-moon appelle les leaders économiques mondiaux à financer le développement durable

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Le Secretaire-Général des Nations-Unis s’adresse au Fond Monétaire International a Washington D.C. Photo ONU/Eskinder Debebe

L’ampleur du financement sera un élément clé de la création et de la mise en œuvre d’un programme de développement ambitieux pour l’après-2015, a déclaré samedi le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, tout en rappelant que le temps de l’action mondial pour les peuples et la planète était venu.

« Notre objectif est d’éradiquer la pauvreté et de parvenir à une prospérité partagée », a dit le Secrétaire général en visite à Washington, lors d’une réunion du Comité international monétaire et financier du Fonds monétaire international #FMI#.

Les négociations devant aboutir à un programme de développement pour l’après-2015 seront marquées par deux événements majeurs, a ajouté le chef de l’ONU, se référant au Sommet spécial de l’ONU qui aura lieu pour une période de trois jours en septembre à New York et aux négociations sur le climat censées intervenir en décembre à Paris.

Le Secrétaire général a insisté sur le fait que les secteurs public et privé devaient s’unir afin de créer des mesures incitatives et des cadres réglementaires capables de favoriser la croissance et le développement durables à long terme. En outre, a-t-il dit, la création d’un environnement international propice doit s’accompagner d’une gouvernance économique mondiale appropriée.

Par ailleurs, dans une série de remarques livrées séparément devant le Comité de développement du FMI, M. Ban a réitéré l’importance d’institutions comme le FMI, le Groupe de la Banque mondiale et les banques de développement régional des Nations Unies pour la mise en œuvre du programme de développement pour l’après-2015.

M. Ban a ensuite insisté sur ce qu’il a décrit comme les « six principes directeurs » qui, selon lui, aideront la communauté internationale à réaliser les objectifs souhaités, à savoir mobiliser des ressources ; attirer les fonds publics et privés ; développer de nouveaux instruments et politiques visant à accroître le financement non concessionnel, et plus efficacement, à mélanger les financements concessionnels et non concessionnels du secteur public ; mobiliser le financement climatique ; renforcer la qualité du financement privé; et faciliter le transfert de technologies appropriées comme moyen non-financier de mise en œuvre.

 

(Mise en perspective Tsigué Shiferaw)

 

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15/12/2017
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