A Doha, ministres et hauts responsables de l’ONU participent dimanche au Congrès contre le crime

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La justice et l’état de droit : principes intangibles (Photo : ONUDC)

Des dizaines de ministres et hauts responsables des Nations Unies vont se retrouver dimanche à Doha, au Qatar, pour l’ouverture du 13ème Congrès des Nations Unies contre le crime qui va discuter de la meilleure façon d’intégrer la prévention de la criminalité et la justice pénale dans l’agenda des Nations Unies.

Les congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale sont, du point de vue tant du nombre que de la diversité des participants, le plus grand rassemblement mondial de responsables gouvernementaux, de représentants de la société civile, d’universitaires et d’experts dans ce domaine. Tous les cinq ans, des décideurs et des professionnels se réunissent pour aider l’ONU à définir son programme d’activités et ses normes en la matière.

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, le Président de l’Assemblée générale, Sam Kutesa, et le Président du Conseil économique et social (ECOSOC), Martin Sajdik, feront partie des participants à l’ouverture du Congrès dimanche.

« Je pense que nous aurons un certain nombre de premières ici à ce Congrès », a déclaré le Secrétaire exécutif du Congrès, Dimitri Vlassis, dans un entretien avec le Centre d’actualités de l’ONU et la Radio des Nations Unies.

« Nous avons déjà un très bon projet de déclaration. Il s’agit de savoir quand le texte sera adopté. Nous aurons besoin de nous assurer que les pays n’ont pas de questions qu’ils souhaitent soulever ou revisiter », a-t-il ajouté, estimant qu’il s’agissait d’un « document solide ».

Selon Dimitri Vlassis, le projet de déclaration « reconnaît et souligne l’importance d’intégrer la prévention du crime et la justice pénale dans le programme d’ensemble des Nations Unies, en particulier au moment où la communauté internationale discute de la mise en place d’objectifs de développement durable et de l’agenda de développement post-2015 ».

Le document souligne également les défis auxquels le monde est confronté en raison des nouvelles formes de crime ou des crimes qui existent depuis plus longtemps mais qui sont réapparus sous une nouvelle forme. « Il met en évidence la question de la participation du public à la prévention du crime et à la justice pénale et pour la première fois, et à mon avis c’est important, le rôle de l’éducation», a ajouté le Secrétaire exécutif.

« L’agenda du Congrès inclut des thèmes qui ont un impact sur la vie des citoyens à travers le monde, comme le traitement et la réinsertion sociale des délinquants, le trafic de personnes et le trafic de migrants, les nouvelles formes de criminalité tels que la cybercriminalité, le trafic de biens culturels et la criminalité liée aux espèces sauvages », a souligné pour sa part une autre responsable des Nations Unies, Jo Dedeyne-Amann, Secrétaire du Congrès contre le crime, lors d’une conférence de presse samedi.

Avant le congrès, un Forum de la jeunesse a été organisé par le gouvernement du Qatar. « Un document a été produit contenant les perspectives de la jeunesse et ses recommandations. Il va être porté officiellement à l’attention du Congrès le premier jour, à l’ouverture », a souligné Dimitri Vlassis.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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18/10/2017
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