Sendai : la Conférence des Nations Unies adopte un nouveau cadre pour réduire les risques de catastrophes

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En Serbie, la ville d'Obrenovac inondée en mai 2014. Photo UNCT Serbie

Les représentants de 187 États membres des Nations Unies participants à la Conférence mondiale sur la réduction des risques de catastrophes à Sendai, au Japon, ont adopté mercredi le premier accord majeur du programme de développement pour l’après-2015.

Cet accord, qui a été finalisé à la suite de négociations marathon qui ont duré plus de 30 heures, est un nouveau cadre fixant sept cibles et quatre priorités d’action dans le domaine de la réduction des risques de catastrophes.

« L’adoption de ce nouveau cadre pour la réduction des risques de catastrophe ouvre un nouveau chapitre important dans le développement durable car il énonce clairement des objectifs et des priorités d’action qui conduiront à une réduction substantielle des risques de catastrophes et des pertes en vies humaines et en moyens de subsistance », a déclaré la chef du Bureau des Nations Unies pour la prévention des catastrophes, Margareta Wahlström.

« La mise en œuvre du Cadre d’action de Sendai au cours des 15 prochaines années nécessitera un engagement fort et un leadership politique et sera essentielle à la réalisation des futurs accords sur les objectifs de développement durable et sur le climat plus tard cette année. Comme l’a dit le Secrétaire général de l’ONU ici à l’ouverture, le développement durable commence à Sendai », a-t-elle ajouté.

Le cadre décrit sept objectifs mondiaux à atteindre au cours des 15 prochaines années : une réduction substantielle de la mortalité mondiale liée aux catastrophes ; une réduction substantielle du nombre de personnes touchées ; une réduction des pertes économiques par rapport au PIB mondial ; une réduction substantielle des dégâts causés aux infrastructures et de l’interruption des services de base, notamment les établissements de santé et d’éducation, en cas de catastrophe ; une augmentation du nombre de pays dotés de stratégies nationales et locales pour réduire les risques de catastrophe à l’horizon 2020 ; le renforcement de la coopération internationale ; et un accès accru aux systèmes d’alerte précoce multirisques et aux informations et évaluations sur les risques de catastrophes.

La Présidente de la Conférence, Eriko Yamatani, a déclaré que la « mise en oeuvre réussie de ce nouveau cadre se traduira par une réduction des niveaux actuels de risques de catastrophes et permettra d’éviter l’apparition de nouveaux risques ».

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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14/12/2017
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