Journée mondiale de la vie sauvage: le commerce illicite, grave menace pour les espèces sauvages

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Un rhinocéros près du lac Nakuru, au Kenya. Photo: Ryan Harvey

Le commerce illicite d’espèces sauvages est devenu, au même titre que le trafic de drogue, la traite d’êtres humains et le trafic de marchandises contrefaites ou de pétrole, pour ne citer que ces sinistres exemples, une forme de criminalité transnationale, a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies dans un message publié ce 3 mars à l’occasion de la Journée mondiale de la vie sauvage.

Ban Ki-moon a déploré le fait qu’une demande de plus en plus forte ainsi que la corruption et la défaillance de la gouvernance contribuent à nourrir cette activité illégale. En témoignent, selon lui, le rôle croissant qu’y jouent les réseaux de criminalité organisée et les groupes armés non étatiques.

Le Chef de l'ONU a affirmé que le commerce illicite d’espèces sauvages fragilise l’état de droit et menace la sécurité nationale, tout en dégradant les écosystèmes et en entravant fortement les efforts déployés par les populations rurales et autochtones pour gérer durablement leurs ressources naturelles.

Il a appelé tous les secteurs de la société à se mobiliser afin de mettre un terme au commerce illicite d’espèces sauvages.

« Il est temps de s’attaquer sérieusement à la criminalité liée aux espèces sauvages », a déclaré Ban Ki-moon en référence au thème choisi pour l’édition 2015 de la Journée : « La criminalité liée aux espèces sauvages est une menace grave, prenons-la au sérieux ».

« Lutter contre cette forme de criminalité est essentiel non seulement pour préserver les ressources naturelles et favoriser le développement durable, mais aussi pour favoriser l’instauration de la paix et de la sécurité dans les régions en proie aux troubles, où ces activités illégales alimentent les conflits », a-t-il ajouté.

L'Office des Nations Unies pour la drogue et le crime (ONUDC) a pour sa part lancé une campagne sur les medias sociaux appelant tout le monde à unir sa voix et s'élever contre la criminalité organisée liée aux espèces sauvages « avant qu'il ne soit trop tard ».

L'ONUDC a souligné qu'en Afrique du Sud 1215 rhinocéros ont étés tués pour leurs cornes en 2014, qu'au cours des dernières années plus de 30.000 éléphants ont été tués, notamment en Afrique, et que nos forêts sont en train de disparaitre.

(Extrait sonore: Bianca Newby, porte-parole de l'ONUDC à Vienne; propos recueillis par Cristina Silveiro)

 

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20/10/2017
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