Genève : un Rapporteur spécial dénonce la férocité des destructions et la forte proportion de vie civiles perdues à Gaza

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Des Palestiniens dans les ruines de Gaza. Photo : UNRWA/S. Sarhan

La Commission internationale d'enquête sur le conflit de Gaza de juin 2014 a procédé, ce lundi à Genève, à une mise à jour orale de leurs travaux et a aussi rassuré les victimes et les témoins sur son engagement au processus d'enquête. La Commission est également sur sa demande de renouvellement de son mandat jusqu'à juin prochain aux fins d'analyser les nombreux documents et les informations accumulées.

De son côté, le  Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés a présenté son premier rapport substantiel sur le sujet. Un document présenté plus de sept mois depuis la cessation des hostilités dans la bande de Gaza au terme de sept semaines de combats et de chaos.

 

Le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés est longuement revenu sur les conséquences des dernières hostilités dans la Bande de Gaza. Plus de sept mois après la fin du conflit, les cicatrices ne sont pas refermées et des centaines d'enfants continuent d'en payer le prix. Selon Makarim Wibisono, près de 400.000 enfants de Gaza ont besoin d'un soutien psycho-social. « La férocité des destruction et la forte proportion de vie civiles perdues suscitent des doutes sérieux sur l'adhésion d'Israël aux principes de proportionnalité, de différenciation et de précaution du droit international humanitaire. »

L'Expert onusien estime qu'il serait « honteux parfois d'invoquer des victimes collatérales alors que tous ces enfants et civils sont souvent victimes d'un conflit qui n'en finit pas.

En ce qui concerne la Cisjordanie, l'Expert onusien a accusé Tel Aviv d’avoir recours à une force excessive dans le cadre de manifestations palestiniennes.

Dans ces conditions, Makarim Wibisono pointe ainsi du doigt la responsabilité des Israéliens, des Palestiniens et de la communauté internationale qui doivent, selon lui, progresser vers la paix et en finir avec la violence.

Cet examen s'est déroulé sans la présence  d'Israël.  Et la Palestine a d'ailleurs dénoncé le refus Tel Aviv de coopérer avec les mécanismes du Conseil des droits de l'homme.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève, pour la Radio des Nations Unies)

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18/10/2017
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