Conseil : Une approche militaire ne suffira pas pour affronter Boko Haram, estime l'ONU.

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Mohammed Ibn Chambas, Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afrique de l’ouest, intervenant par vidéoconférence devant le Conseil de sécurité, Phot: ONU/Loey Felipe

Le Conseil de sécurité a examiné, ce matin, l'impact des activités de Boko Haram dans la région du bassin du lac Tchad, l'occasion pour le Représentant spécial du Secrétaire général pour l'Afrique de l'ouest de souligner qu'une approche militaire ne permettra pas à elle seule de contenir la menace que représente ce groupe.

Mohammed Ibn Chambas a notamment appelé la communauté internationale à jouer un rôle important pour aider les pays de la région à répondre aux défis sociaux, économiques et politiques qui sont associés à Boko Haram.

« Il sera donc essentiel, a-t-il souligné, de donner suite aux opérations militaires actuellement lancées par les pays de la Commission du bassin du lac Tchad avec des mesures de stabilisation et de rétablissement de l'autorité de l'état ».

Le Représentant spécial s'est par ailleurs félicité du fait que le groupe n'était pas parvenu à interrompre, ce weekend, le processus électoral au Nigéria. L'ONU est en train de renforcer sa présence dans la région pour aider les pays concernés à contrer un fléau qui a provoqué le déplacement de 1,5 millions de personnes.

Depuis 2014, a notamment rapporté Kyung-wha Kang, Sous-Secrétaire générale aux affaires humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours d'urgence, plus de 7000 civils ont été tuées lors d'attaques lancées par Boko Haram dans le nord du Nigéria. Ce groupe n'hésite pas non plus utiliser des enfants comme bouclier humain ou kamikaze.

(Extrait sonore : Mohammed Ibn Chambas, Représentant spécial du Secrétaire général pour l'Afrique de l'ouest)

 

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23/10/2017
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