Conseil des droits de l'homme : Zeid Ra'ad Al Hussein fustige les actes de cruautés des extrémistes

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M. Zeid Ra'ad Al Hussein, Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme (UN Photo_Jean-Marc Ferré).

Le Conseil des droits de l’homme a ouvert, ce lundi matin à Genève, sa vingt-huitième session ordinaire, sa principale  session de 2015, qui durera quatre semaines. Dans sa déclaration liminaire, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, M. Zeid Ra'ad Al Hussein, annoncé une réorganisation importante du Haut-Commissariat afin de renforcer sa présence au niveau régional et sur le terrain.

Dressant le tableau des droits humains dans le monde, M. Zeid a  particulièrement condamné «les actes de cruauté et l’échec moral» des extrémistes auteurs d’actes de violence, non sans plaider pour un plein respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire par la communauté internationale. «  Faute de quoi elle ferait, malgré elle et de façon inexcusable, le jeu des terroristes », a-t-il averti.

 

Devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève, Zeid Ra’ad Al Hussein a dressé un sombre de la situation des droits humains dans le monde. Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme a surtout fustigé «les actes de cruauté et la faillite morale» des extrémistes auteurs d’actes de violence.  Il a souligné que la communauté internationale devait, dans ses efforts pour neutraliser le terrorisme, s’en tenir strictement aux principes, faute de quoi elle ferait, malgré elle et de façon inexcusable, le jeu des terroristes.

Selon le Chef des droits de l'homme de l'ONU, «le tour que prendra le siècle qui s’ouvre dépendra de notre capacité à ne pas ressembler aux terroristes».  C’est pourquoi le droit international humanitaire et les droits de l’homme doivent être pleinement respectés.

Dans la foulée, le Haut-Commissaire a ensuite dénoncé les abus de la guerre contre le terrorisme et les mesures d'exception, comme les arrestations arbitraires, les exécutions extrajudiciaires ou la discrimination contre les migrants et les minorités.  Or, les traités des droits de l’homme ratifiés par les États s’appliquent de manière universelle et permanente: «en réalité, le terrorisme, la mondialisation, les migrations ne constituent pas de nouvelles menaces qualitatives qui justifieraient de chambouler les fondements juridiques de la vie sur terre», a souligné le Haut-Commissaire.

De façon générale, Zeid Ra’ad Al Hussein a rappelé que la grande majorité des victimes des droits humains partagent deux caractéristiques: elles sont pauvres et victimes de discrimination, qu’elle soit fondée sur la race, l’origine ethnique, le sexe, la caste ou la classe sociale.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève, pour la Radio des Nations Unies)

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20/10/2017
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