Conseil des droits de l'homme : Pour la Suisse, les droits de l'homme sont menacés par le terrorisme

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Le Conseil des droits de l’homme à Genève au Palais des Nations (Photo: ONU/Pierre-Albouy).

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a ouvert, ce lundi 2 mars à Genève, les travaux de sa 28e session. Il a entendu la déclaration d’ouverture du Ministre suisse des affaires étrangères  qui a indiqué que les droits de l’homme constituent un socle de valeurs communes basées sur la tolérance à l’égard des différences religieuses, idéologiques et de mode de vie.  Lorsque ces valeurs universelles sont attaquées, la meilleure façon de les défendre est de les réaffirmer et de les renforcer, a dit Didier Burkhalter, remarquant que «la tolérance et l’acceptation des différences font la force de notre société ouverte et libérale».

Selon le Chef de la diplomatie suisse, « les droits de l'homme ne sont pas seulement menacés dans des pays en crise ». Ils le sont également partout où sévit le terrorisme. Ils sont menacés par des groupements terroristes qui attaquent nos valeurs fondamentales au nom d'idéologies obscures.

« Qu'y a-t-il, en effet, de plus sombre, de plus noir, que de forcer de petites filles à se faire exploser sur des places de marché pleine de monde ? Qu'y a-t-il de plus cruel que de commettre des attentats contre de jeunes écoliers en train de se préparer à affronter la vie ? Qu'y a-t-il de plus lâche que de chercher à faire taire la liberté d'opinion ? Qu'y a-t-il de plus intolérant que de vouloir détruire les symboles et la réalité d'une religion, qu'elle soit juive, musulmane ou autre ? », s'est interrogé Didier Burkhalter, chef du Département fédéral des affaires étrangères de la Suisse.

Dans ces conditions, la Suisse pense que « nous devons faire davantage; nous devons faire autrement, aussi: combattre le terrorisme à la racine et par les valeurs. En réaffirmant les droits de l'homme sur toute la planète ».

M. Burkhalter a indiqué que la Suisse était aussi engagée dans la prévention du terrorisme violent, elle qui pratique depuis longtemps «l’intégration sociale de la population par la formation et le marché du travail, meilleure façon de contrer le recours à la violence tout en œuvrant pour les droits de l’homme».  Enfin, le ministre suisse a constaté que les droits de l’homme étaient également menacés par l’État autoritaire, dès lors qu’il cède «à l’arbitraire et à la violence».  Réduire l’espace de la société civile par des lois qui limitent leur financement externe ou en créant un climat de peur: tout cela ne fera que régresser notre planète», a mis en garde M. Burkhalter.

Dans le contexte d’une instabilité menaçante, la Suisse s’engage pour que les droits de l’homme soient respectés en tout temps, pour assurer la protection des hommes et des femmes lors de crises et conflits armés, a indiqué le ministre.  Elle s’engage aussi avec conviction contre la peine de mort et pour la prévention de la torture, dont elle a fait une priorité pendant sa présidence de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

(Extrait sonore : Didier Burkhalter, Chef du Département fédéral des affaires étrangères de la Suisse)

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19/10/2017
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