Conseil des droits de l'homme : Marzuki Darusmann ne constate aucun signe de progrès à Pyongyang

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Carte OCHA/ReliefWeb

Le Rapporteur spécial  sur la situation des droits de l’homme en République populaire démocratique de Corée a estimé nécessaire de mettre l'accent sur la réunification de la péninsule coréenne. Il s'est donc félicité de l'annonce récente de la reprise des contacts entre Pyongyang et Séoul. Mais devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève ce lundi, Marzuki Darusmann a indiqué que la situation en RPDC n’a malheureusement pas changé depuis la publication du dernier rapport de la commission d’enquête, notamment concernant les enlèvements et les disparitions forcées.

 

Le débat du Conseil des droits de l'homme sur la Corée du Nord a été l'occasion d'un sévère réquisitoire contre Pyongyang.  Le Rapporteur spécial de l’ONU a ainsi mené la charge, détaillant à nouveau les « atrocités » commises dans les camps de travail ou les enlèvements. Malgré la gravité des violations des droits humains, les autorités de Pyongyang ne donnent pas de signe d’ouverture. Marzuki Darusmann ne constate aucun signe de progrès sur le terrain, notamment ces disparitions forcées qui ont entraîné  des souffrances indescriptibles aux victimes et à leurs familles.

Au nom de la France, Thomas Wagner a aussi dénoncé ces crimes commis dans l'obscurité de la censure avant d'énumérer la litanie complète de ces violations.

« Meurtres, arrestations et détentions arbitraires, recours généralisé à la torture, viols, enlèvements, disparitions forcées, esclavage, entrave à l'accès humanitaire, utilisation de la famine. Des centaines de milliers de prisonniers politiques ont péri dans des camps pendant les cinquante dernières années. La folie meurtrière du régime ne semble avoir aucune  limite.  Qui plus est, ces crimes se commettent dans l’obscurité de la censure ».

Face à de telles accusations, la République populaire démocratique de Corée a rejeté ce rapport basé, selon elle, sur des « témoignages » qui ne sont pas « suffisamment fiables ». En ce qui la concerne, la RPDC reste engagée à un dialogue en matière des droits de l’homme, mais continuera de rejeter toute tentative de détournements des droits de l’homme dans le but de renverser le système politique choisi par le peuple de la RPDC, a assuré le représentant. Kim Yong-Ho.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève ; avec un extrait sonore de Thomas Wagner, de la Mission permanente de la France auprès de l'ONU-Genève)

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20/10/2017
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