CITES: Les taux de braconnage des éléphants pratiquement inchangés en 2014

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Eléphants d’Afrique, dans le parc de Chobe au Botswana. Photo: CITES© Peter Dollinger

Selon les derniers chiffres publiés par le Programme CITES sur le suivi de l'abattage illégal des éléphants, communément appelé MIKE, le niveau global du braconnage des éléphants sur les sites suivis demeure pratiquement inchangé en 2014 par rapport à l'année précédente. Les taux de braconnage dépassent encore les taux de croissance naturelle des populations d'éléphants, ce qui signifie qu'une baisse continue du nombre d'éléphants est probable.

Les derniers chiffres du programme MIKE de la CITES, présentés aujourd'hui lors du Sommet sur l'éléphant d'Afrique à Kasane (Botswana), ne montrent pas d'augmentation des tendances globales du braconnage en 2014, les niveaux ayant diminué depuis le pic de 2011, puis s'étant stabilisés. Toutefois, le taux d'abattage global dépassant le taux de natalité naturel, les tendances du braconnage restent bien trop élevées et à un niveau qui ne peut être durable.

« La survie des populations d'éléphants d'Afrique continue à être directement menacée, en raison des hauts niveaux de braconnage pour leur ivoire, notamment en Afrique centrale et en Afrique de l'Ouest où la situation semble s'être détériorée. Nous constatons toutefois certains progrès encourageants dans certaines régions d'Afrique de l'Est où les tendances générales du braconnage ont diminué, ce qui nous montre à tous ce qu'un effort soutenu et collectif peut rendre possible », a déclaré John E. Scanlon, Secrétaire général de la CITES.

La CITES a identifié les 22 pays les plus fortement impliqués dans le commerce illégal de l'ivoire. Ils sont classés en tant que pays de « préoccupation principale » (huit Parties), pays de « préoccupation secondaire » (huit Parties) et pays « méritant d'être suivis » (six Parties). Le Comité permanent de la CITES a invité 19 d'entre eux à élaborer et mettre en œuvre des plans d'action nationaux pour l'ivoire (PANI).

Le Comité permanent de la CITES a recommandé la semaine dernière à toutes les Parties de suspendre le commerce des espèces CITES avec la République démocratique du Congo, la République démocratique populaire lao et le Nigeria, ces pays n'ayant pas soumis leur plan d'action national pour l'ivoire au Secrétariat de la CITES dans le délai indiqué par le Comité permanent.

« L'élan généré ces dernières années se traduit par des efforts plus approfondis et plus intenses pour lutter en première ligne contre cette criminalité, là où cela est le plus nécessaire – grâce aux services de police et de douane, depuis le terrain jusqu'aux marchés illicites – et le renforcement de cet effort en première ligne nous donne à croire que si nous persistons et intensifions encore cette volonté collective, nous allons inverser les tendances du braconnage dévastateur observées au cours de la dernière décennie », a ajouté M. Scanlo.

(Extrait sonore: Jean Carolos Vasquez, chargé de la communication et de la sensiblilisation à la CITES; propos recueillis par Florence Westergard)

Classé sous Environnement, L'info.
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15/12/2017
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