Ban Ki-moon réclame la libération immédiate de tous les fonctionnaires de l’ONU détenus illégalement

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Drapeau de l’ONU. Photo: ONU

Le Secrétaire général, Ban Ki-moon, a demandé aux États Membres concernés de remettre immédiatement en liberté tous les fonctionnaires de l’Organisation et les membres du personnel associé qu’ils détiennent illégalement. Ban Ki-moon a lancé cet appel pour marquer l'observation, mercredi, de la Journée internationale de solidarité avec les membres du personnel de l’ONU détenus ou porté disparus,

Au 15 mars 2015, 33 fonctionnaires et membres du personnel associé de l’ONU étaient détenus par les autorités nationales de 15 pays. Un fonctionnaire était porté disparu et deux sous-traitants étaient toujours aux mains de leurs ravisseurs.

Le Secrétaire général s’est dit particulièrement préoccupé par la situation au Soudan du Sud et en Syrie.

Un fonctionnaire du Programme alimentaire mondial (PAM) a été enlevé en octobre dernier à l’aéroport de Malakal, au Soudan du Sud. Plusieurs autres fonctionnaires ont été kidnappés de la même façon l’an dernier. En Syrie, de nombreux membres du personnel, notamment de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), ont été écroués, arrêtés ou sont portés disparus.

Au cours des deux premiers mois de l’année 2015, des fonctionnaires de l’ONU ont par ailleurs été enlevés à Gardez, (Afghanistan), et à Bangui (République centrafricaine). Les deux entrepreneurs qui demeurent détenus travaillaient pour l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD) kidnappés à Zalingei sous la menace des armes n’ont pas encore retrouvé la liberté.

Selon Ban Ki.moon, les enlèvements de fonctionnaires de l’ONU sont de plus en plus souvent le fait d’acteurs sans scrupules qui cherchent à obtenir des rançons, à faire passer un message politique ou à entraver l’action de l’Organisation.

Le chef de l’ONU a demandé aux États Membres concernés « de respecter les privilèges et immunités de l’ONU. Il a aussi exhorté « les acteurs non étatiques qui séquestrent des fonctionnaires à les relâcher immédiatement » et a prié les autorités nationales concernées « de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour prévenir la prise en otage de fonctionnaires de l’ONU et faciliter la libération de ceux qui sont détenus ».

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis)

 

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12/12/2017
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