Au Japon, la communauté internationale va discuter comment gérer les risques de catastrophes

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Des habitations précaires menacées par les inondations à Djakarta, en Indonésie. Photo Banque mondiale/Farhana Asnap

La communauté internationale se retrouve ce weekend à Sendai, au Japon, pour se mettre d’accord sur un nouveau cadre permettant de gérer les risques de catastrophes et ayant pour but de réduire la mortalité et les pertes économiques.

Depuis la dernière conférence sur cette question à Kobe, au Japon, en janvier 2005, au moins 700.000 personnes sont mortes, 1,7 milliard de personnes ont été affectées et les pertes économiques se sont élevées à 1.400 milliards de dollars à la suite de catastrophes. La première conférence de la sorte a eu lieu à Yokohama en 1994, a rappelé le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes dans un communiqué de presse.

La troisième Conférence mondiale des Nations Unies sur la prévention des risques de catastrophes s’ouvrira samedi, en présence de l’Empereur et de l’Impératrice du Japon, du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, et des chefs d’Etat et de gouvernements de plus de 170 pays.

A la veille de la Conférence, les représentants des gouvernements étaient réunis vendredi pour la troisième session du Comité préparatoire de la Conférence afin d’examiner le texte du Cadre après 2015 pour la réduction des risques de catastrophes qui sera adopté le 18 mars, le jour de clôture de la conférence.

« Après trois années de consultation sur un Cadre après-2015 mettant à jour l’actuel Cadre d’action de Hyogo, il y a un consensus général sur le fait que nous devons passer de la gestion des catastrophes à la gestion des risques de catastrophe », a déclaré vendredi la chef du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes, Margareta Wahlström.

« Si le monde réussit à lutter contre les facteurs sous-jacents de risques tels que la pauvreté, le changement climatique, le déclin des écosystèmes qui protègent, l’urbanisation incontrôlée et l’exploitation des terres, le résultat sera une planète beaucoup plus résistante. Le cadre aidera à réduire les niveaux actuels de risques et à éviter l’apparition de nouveaux risques », a-t-elle ajouté.

(Extrait sonore : Margareta Wahlström, chef du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes; propos recueillis par Nan Zheng)

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15/12/2017
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