Yémen : le Conseil de sécurité exige le retrait des Houtis et la libération du chef de l'État et du gouvernement

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Conseil de sécurité (Photo : ONU)

Le Conseil de sécurité réuni d'urgence dimanche après-midi, à New York, à l'initiative de la Jordanie, a adopté la résolution 2201 par laquelle les quinze formulent une série d'exigences précises pour que les Houtis ramènent à la normale la situation en matière de sécurité dans la capitale et dans d'autres provinces, et cèdent le contrôle des institutions gouvernementales et de sécurité. Le Conseil exige aussi la remise en liberté du Président Hadi, du Premier Ministre Bahah, des membres du Gouvernement et de toutes les personnes assignées à résidence ou détenues arbitrairement.

Dans le texte adopté à l'unanimité, les quinze exigent par ailleurs que les Houthis participent de bonne foi, immédiatement et sans condition aux négociations menées sous l'égide de l'ONU et retirent leurs forces des institutions de l'État, notamment dans la capitale Sanaa. Ils doivent en outre s'abstenir de toute nouvelle action unilatérale qui pourrait compromettre la transition politique et la sécurité du Yémen.

Le Conseil de sécurité, qui est présidé en février par la Chine, exige également que toutes les parties au conflit au Yémen cessent toute hostilité armée à l'encontre de la population et des autorités légitimes du Yémen et déposent les armes qu'elles ont saisies de l'armée et d'autres institutions chargées de la sécurité, conformément à l'Accord pour la paix et un partenariat national.

Par le même texte, le Conseil déplore vivement les mesures prises par les Houthis en vue de dissoudre le Parlement et de prendre le contrôle des institutions gouvernementales du Yémen, y compris les actes de violence. Il demande de nouveau à toutes les parties yéménites de choisir la voie du dialogue et de la consultation pour régler leurs différends, de renoncer à recourir à la violence à des fins politiques et de s'abstenir de toute provocation et de toute mesure unilatérale de nature à compromettre la transition politique. Les quinze se déclare aussi gravement préoccupés par la prise de contrôle par les Houthis d'organes médiatiques d'État et rejette l'utilisation des médias pour inciter à la violence.

Aussi, le Conseil engage-t-il vivement toutes les parties, en particulier les Houthis, à se conformer aux dispositions arrêtées dans le cadre de l'initiative du Conseil de coopération du Golfe et de son mécanisme de mise en œuvre, aux résultats des travaux de la Conférence de dialogue national sans exclusive et à l'Accord pour la paix et un partenariat national ainsi qu'à son annexe relative à la sécurité, qui prévoient une transition démocratique dirigée par les Yéménites.

A noter qu'une douzaine de pays ont expliqué leur vote après l'adoption de la résolution.

(Mise en perspective : Jérôme Longué avec des extrait sonores des interventions de François Delattre, Représentant permanent de la France auprès des Nations Unies et de Madeleine Alingué au nom de la Mission permanente du Tchad)

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16/10/2017
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