Yémen : le Conseil de sécurité exhorte au dialogue et au rejet de la violence

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Conseil de sécurité (Photo : ONU)

A l'issue de consultations, le Représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies, Liu Jieyi, qui assure la présidence tournante du Conseil de sécurité en février, a fait mercredi soir une déclaration à la presse, dans laquelle il a appelé toutes les parties au Yémen, y compris les Houthis, à résoudre leurs différends par le dialogue et à rejeter les actes de violence pour atteindre des objectifs politiques, tout en s'abstenant de toute provocation et action unilatérale visant à saper la transition politique.

Dans cette déclaration, les membres du Conseil se sont félicité que le Président légitime du Yémen, Abdo Rabbo Mansour Hadi, ne soit plus en résidence surveillée. Les quinze ont exigé que les Houthis libèrent immédiatement, et sans condition le Premier ministre Bahah, les membres du gouvernement et toutes les personnes toujours en résidence surveillée ou détenues arbitrairement.

Le Conseil de sécurité, par ailleurs, appelle toutes les parties, en particulier les Houthis, à se conformer à l’initiative du Conseil de coopération du Golfe et à son mécanisme de mise en œuvre, aux résultats de la conférence nationale globale de dialogue, et à l’Accord de paix et de partenariat national et son annexe de sécurité , qui prévoient une transition démocratique yéménite dirigée conformément aux résolutions 2 014 (2011), 2 051 (2012), 2 140 (2014), 2 201 (2015) et 2 204 (2015).

Par la déclaration lue devant les journalistes, les membres du Conseil se félicitent également de l’intention du président du Yémen, Abdo Rabbo Mansour Hadi de s'engager de bonne foi dans des négociations sous l'égide de l’ONU. Ils exhortent toutes les parties à accélérer les négociations qui se tiendront dans un lieu à déterminer avec le Conseiller spécial au Secrétaire général sur le Yémen, Jamal Benomar.

Mardi, le Conseil de sécurité avait déjà adopté à l'unanimité une résolution reconduisant pour une période d'un an, jusqu’au 26 février 2016, le gel des avoirs et l’interdiction de voyager aux personnes et entités se livrant ou apportant un appui à des actes qui menacent la paix, la sécurité ou la stabilité du Yémen.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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08/12/2017
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