Traque contre les FDLR: la Belgique invite la RDC à accepter l'aide de la MONUSCO

Photo : Radio OKAPI

Le vice-premier ministre belge en charge de la coopération et développement, Alexandre De Croo, et son collègue des affaires étrangères, Didier Reynders, sont à Kinshasa depuis samedi 21 février pour un séjour de quelques jours en République démocratique du Congo (RDC). Lors d'une rencontre dimanche avec le ministre des affaires étrangères congolais, Raymond Tshibanda, ils ont exprimé le souhait de Bruxelles de voir Kinshasa admettre de nouveau l'appui la Mission des Nations Unies (MONUSCO) dans la traque contre les rebelles rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans l'Est du pays.

Au sujet des FDLR que la RDC a décidé de traquer seule, la Bruxelles souhaite que Kinshasa accepte de nouveau le soutien de la mission onusienne. Ce que la RDC ne rejette pas totalement, a fait savoir le ministre Raymond Tshibanda.

«Nous restons ouvert à coopérer, comme par le passé, avec la MONUSCO, avec les Nations unis. Nous attendons le faire sur la base des résolutions qui insistent sur la nécessité de respecter et préserver la souveraineté de la République démocratique du Congo», a-t-il affirmé.

Il y a sept jours, le chef de l'État, Joseph Kabila, a annoncé aux ambassadeurs accrédités à Kinshasa que la RDC renonçait à l'aide de la MONUSCO dans l'opération de désarmement contre les FDLR, lancé le 29 janvier dernier.

Les deux partenaires ne se sont pas en effet mis d'accord sur la présence de deux généraux qui participent à ces opérations sur qui pèsent des soupçons d'atteintes graves aux droits de l'homme.

La MONUSCO avait auparavant annoncé avoir marqué «une pause» dans son soutien à son partenaire congolais dans l'opération contre FDLR, aujourd'hui estimées à un peu plus de mille combattants.

Concernant le processus électoral, les ministres belges ont une fois encore salué la publication du calendrier électoral tant réclamé. Ils ont souhaité que celui-ci soit respecté, avant de confirmer un soutien financier de leur pays à ce processus.

«Ça va se faire, pas seulement sur le plan bilatéral, mais aussi avec la communauté internationale, et en particulier l'Union européenne», a précisé Didier Reynders.

Enfin, Bruxelles dit vouloir désormais développer une coopération bilatérale qui bénéficie réellement aux populations des deux pays et surtout celles de la RDC.

(Correspondance de Donat Madimba de Radio Okapi)

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20/10/2017
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