Sahel : l'ONU appelle la communauté internationale à soutenir les efforts régionaux contre Boko Haram

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Des populations déplacées sur un site de refuge dans la région de Diffa au Niger. L'aggravation des violences commises par Boko Haram a forcé des dizaines de milliers de personnes à fuir le nord-est du Nigeria vers les pays voisins. Photo: Katy Thiam/OCHA

Le Secrétaire général des Nations Unies a de nouveau condamné fermement vendredi les attaques aveugles et indicibles perpétrées par le groupe terroriste Boko Haram contre les populations civiles au Cameroun, au Tchad, au Niger et au Nigéria.

Dans un communiqué de presse Ban Ki-moon s’est particulièrement insurgé contre les enlèvements d’enfants par le groupe et leur utilisation, notamment comme « kamikazes ».

Le chef de l’ONU a accueilli positivement les mesures prises par les pays de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) et du Bénin, avec le soutien de l’Union africaine, en faveur de la mise sur pied de la Force spéciale mixte multinationale (MNJTF) pour contrer la menace posée par Boko Haram dans la région.

Il a par ailleurs appelé les partenaires internationaux à fournir un appui à ces efforts régionaux.

Le Secrétaire général a exhorté les Etats concernés à s’assurer que toutes les mesures prises pour lutter contre la menace terroriste de Boko Haram le soient en conformité avec les droits humains internationaux, le droit international humanitaire et le droit des réfugiés.

Ban Ki-moon s’est dit préoccupé par les répercussions des combats sur les populations locales au Cameroun, au Tchad, au Niger et au Nigeria et a appelé les pays de la région à accorder la plus haute priorité à la protection des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées.

Parallèlement, a-t-il ajouté, les Nations Unies intensifient leurs opérations humanitaires et augmentent leur surveillance des droits de l’homme dans les pays touchés.

Le Secrétaire général a souligné qu’une approche purement militaire ne suffira pas à contrer l’insurrection de Boko Haram. « Seule une approche multidimensionnelle qui tienne compte des griefs légitimes, des violations passées et actuelles des droits de l’homme, et des causes profondes du conflit nous permettra de répondre efficacement à la menace barbare posée par Boko Haram pour la paix et la sécurité régionales et pour les populations locales », a conclu Ban Ki-moon.

 

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

 

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15/12/2017
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