Le Conseil de sécurité réaffirme sa détermination à vaincre l’EIIL

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Vue de haut du Conseil de sécurité des Nations Unies lors d'une réunion. Photo: ONU/Loey Felipe

Le Conseil de sécurité a condamné avec fermeté les actes terroristes «barbares» perpétrés par les militants de l’Etat islamique d’Iraq et du Levant (EIIL) et a réaffirmé sa détermination à vaincre le groupe extrémiste.

Dans un communiqué de presse publié dans la soirée du vendredi 27 février, les Quinze ont une nouvelle fois souligné qu’EIIL doit être vaincu et que «l’intolérance, la violence et la haine embrassées par le groupe doivent être éradiquées ».

Les membres du Conseil ont déclaré que les « actes de barbarie » auxquels se livrent l’EIIL, bien loin de les intimider, ne font que renforcer leur détermination et durcir leur position à son encontre. Ils ont aussi souligné que les gouvernements et les institutions, notamment ceux de la région la plus touchée, doivent unir leurs efforts pour contrer le groupe.

Cette déclaration est intervenue à la suite d’une série d’atrocités récentes perpétrées par l’EIIL contre des civils en Iraq, dont l’enlèvement, le 25 février, de 100 Sunnites issus de communautés situées dans les environs de Tikrit, l’immolation, le 17 février, de 45 Iraqiens dans la ville d’Al-Baghdadi, ainsi que l'autodafé de milliers de livres rares provenant de la Bibliothèque de Mossoul. Et la « destruction délibérée d’objets religieux et culturels irremplaçables » entreposés au Musée de Mossoul.

Le jeudi 26 février, une vidéo diffusée sur Internet montrait en effet des terroristes de l’EIIL réduisant à néant à coup de hache, de masse et de marteau piqueur des objets anciens dans le musée de Mossoul, parmi lesquels une série de statues vieilles de 3000 ans, inscrites au patrimoine mondial de l’Organisation des Nations Unies pour la science, l’éducation et la culture (UNESCO).

Les Quinze notent par ailleurs avec préoccupation que l'EIIL et d'autres individus et entités associée à Al-Qaida tirent un revenu en participant directement ou indirectement au pillage et au trafic d'oeuvres culturelles prélevées de sites archéologiques, de musées, de bibliothèques et d'archives en Iraq et en Syrie. Ils notent que ces activités permettent de financer leurs activités de recrutement et de renforcer leurs capacités opérationnelles à organiser et à perpétrer des attaques terroristes.

(Mise en perspective: Isabelle Dupuis)

 

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19/10/2017
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