Ebola : la communauté internationale ne doit pas faire preuve de complaisance

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Des déchets contaminés sont retirés d'une unité de traitement d'Ebola pour être incinérés.Photo: WHO/R. Sorensen

De retour à New York après une visite d’une semaine dans les pays affectés par l’épidémie d’Ebola, John Ging, le Directeur des opérations du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), a appelé jeudi la communauté internationale à ne pas faire preuve de complaisance suite aux progrès enregistré pour éliminer le virus.

John Ging a indiqué que les partenaires de l'ONU lui avait dit à plusieurs reprises que la dernière ligne droite dans la lutte contre Ebola sera la plus difficile ». « Bien que des progrès remarquables aient été accomplis, nous ne devons pas oublier qu’il suffit d’un seul nouveau cas pour déclencher une nouvelle épidémie », a-t-il souligné.

Selon l’OMS, près de 22.500 cas d’Ebola ont été signalés dans les trois pays les plus touchés depuis le début de l’épidémie en 2014, et près de 9.000 personnes sont mortes en raison de ce virus.

Bien que le nombre de nouveaux cas ait chuté de façon spectaculaire depuis le pic de l’épidémie, le Libéria, la Sierra Leone et la Guinée ont observé une augmentation du nombre de nouveaux cas la semaine dernière, démontrant ainsi que la bataille n’est pas encore gagnée.

John Ging a souligné que les communautés se sont mobilisées d’une manière sans précédent pour lutter contre cette épidémie dévastatrice, mais il y a encore beaucoup trop de cas que l'on ne parvient pas à retracer. « Nous ne devons pas faire preuve de complaisance », a-t-il insisté.

Au cours de sa visite, John Ging a aussi constaté que les besoins humanitaires générés par cette crise sanitaire sont immenses dans les trois pays.

Ainsi, des milliers d’enfants sont devenus orphelins ; les personnes qui ont survécu à l’épidémie sont traumatisées à la fois physiquement et psychologiquement, et beaucoup sont incapables de regagner leur foyer en raison de la stigmatisation. En outre, la fermeture des écoles a laissé plus de 5 millions d’enfants sans éducation pendant des mois ; et la malnutrition – déjà répandue dans ces trois pays – pourrait augmenter dans les mois à venir.

(Mise en perspective: Isabelle Dupuis)

 

Classé sous L'info, Santé.
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20/10/2017
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