Situation au Mali : le Conseil de sécurité a entendu Hervé Ladsous et Abdoulaye Diop

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Le Conseil de sécurité s'est réuni mardi 6 janvier 2015 dans l'après-midi pour examiner le rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur la situation au Mali. C'était en présence d'Hervé Ladsous, le Secrétaire général adjoint de l'ONU aux opérations de maintien de la paix, et Abdoulaye Diop, le Ministre malien des Affaires étrangères, de l'intégration africaine et de la coopération internationale.

Hervé Ladsous qui a présenté ce rapport, a déclaré qu'alors que les parties maliennes doivent se réunir à nouveau dans les tous premiers jours du mois de février pour faire le point sur le projet d'accord de paix, le processus de paix est à un stade crucial.

« La situation sécuritaire dans le Nord du Mali demeure extrêmement volatile et crée des défis constants à la restauration de l'État dans le nord du Mali. Le rapport du Secrétaire général donne un maximum d'informations sur tous ces problèmes et aussi sur le déploiement de la MINUSMA ».

Hervé Ladsous a concentré ses propos sur le processus de paix au Mali pendant la période couverte par le rapport de Ban Ki-moon, du 16 septembre au 16 décembre 2014, a déploré que depuis la fin de la période couverte par ce document,  la situation a été marquée par des combats sérieux sur le terrain.

Il a présenté ses condoléances au Gouvernement et au peuple malien suite à l'attaque perpétrée par des assaillants non identifiés lundi 5 janvier, contre une garnison de l'armée malienne à Mampala près de la frontière avec la Mauritanie. Cette attaque a fait une dizaine de victimes.

En général, durant cette période, la MINUSMA a intensifié ses efforts pour rendre opérationnels les mécanismes de gestion du cessez-le-feu.

Prenant à son tour la parole, Abdoulaye Diop, Ministre malien des Affaires étrangères, de l'intégration africaine et de la coopération internationale, a déclaré entre autres que « à la veille de la reprise des pourparlers d’Alger, je voudrais lancer un appel aux membres du Conseil de sécurité qui en ont les moyens, d’exercer les pressions nécessaires pour amener les premiers responsables des mouvements armés à s’impliquer personnellement dans le processus d’Alger, lors de sa prochaine reprise ».

« Par ailleurs, l'une des décisions fortes et pertinentes des Sommets du processus de Nouakchott et du G5 Sahel a porté sur la situation sécuritaire en Libye. A cet égard, les Chefs d’État et de Gouvernement ont salué les efforts déployés par l'Algérie et le Représentant spécial des Nations Unies en vue de réunir les conditions d’un dialogue entre toutes les parties libyennes ».

Abdoulaye Diop a ajouté que « pour préserver l’unité, l’intégrité territoriale et la stabilité de la Libye et de l'ensemble de la région sahé1o-saharienne, les Chefs d’État et de Gouvernement du G5 Sahel ont lancé un appel au Conseil de sécurité des Nations Unies pour la mise en place, en accord avec l’Union africaine, d’une force internationale pour neutraliser les groupes armés, aider à la réconciliation nationale et mettre en place des institutions démocratiques stables».

(Discours devant le Conseil de sécurité de : Hervé Ladsous, Secrétaire général adjoint de l'ONU aux opérations de maintien de la paix; et Abdoulaye Diop, Ministre malien des Affaires étrangères, de l'intégration africaine et de la coopération internationale)

LE DERNIER JOURNAL
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13/12/2017
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