RDC : expiration de l'ultimatum pour le désarmement des FDLR, la MONUSCO se prépare à l'action militaire

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Localité de Buleusa, Nord-Kivu, 28 décembre 2014: Cérémonie de reddition et désarmement volontaires des ex-combattants FDLR. Photo Force MONUSCO

Les Envoyés spéciaux des Nations Unies, de l'Union Africaine, de l'Union Européenne et des Etats-Unis pour la RDC et la région des Grands Lacs ont noté avec préoccupation que les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) présentes à l'est de la République démocratique du Congo (RDC) n'avaient toujours pas rendu les armes et ils ont appelé à une action militaire conjointe de la MONUSCO et du gouvernement congolais pour les neutraliser.

Le vendredi 2 janvier marquait l’expiration du délai de grâce de six mois accordé par la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) pour la reddition et la démobilisation complètes et inconditionnelles des FDLR.

Or selon le secrétaire exécutif de la CIRGL, Ntumba Luaba, interrogé par Radio Okapi, le 30 décembre dernier, sur 1 500 FDLR présentes en RDC, seuls 300 se seraient rendues.

Dans un communiqué paru le 2 janvier 2015, les envoyés spéciaux internationaux ont déclaré que les FDLR ont continué à commettre des crimes odieux et des violations des droits humains et qu'il était de la responsabilité de la communauté internationale de les neutraliser.

Ils ont demandé à la Brigade d'intervention de la MONUSCO de lancer une intervention contre les FDLR, conformément à son mandat de neutraliser les groupes armés, tel que prévu par la résolution 2098 de 2013. Ils ont également rappelé aux combattants FDLR qu'ils pouvaient encore choisir l'option pacifique du désarmement et du rapatriement au Rwanda.

Concernant le sort des populations civiles qui pourraient être affectées par les combats a venir, le Représentant spécial adjoint du secrétaire général de l'ONU et Coordonnateur des activités humanitaires en RDC, Moustapha Soumaré, a déclaré lors d'un entretien avec la radio Okapi que des mécanismes avaient été mis en place pour les protéger. «  Il y a un plan de contingence qui a été préparé, qui a été discuté et qui va certainement être mis en œuvre. Et nous avons aussi validé le dernier document de lignes directrices sur les relations entre civils et militaires » a fait savoir Moustapha Soumaré.

(Extrait sonore :  Moustapha Soumaré, Représentant spécial adjoint du secrétaire général de l'ONU et Coordonnateur des activités humanitaires en RDC ; propos recueillis par Radio Okapi)

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12/12/2017
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