ONU : « Le monde ne peut pas oublier les réfugiés de Syrie” affirme Bert Koenders

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Bert Koenders, Ministre des affaires étrangères de l’ONU, lors du vernissage de l’exposition photographique sur le camp Zaatari, en Jordanie. (Photo:ONU)

Nous avons l'obligation d'aider les réfugiés syriens, a déclaré mardi soir le Ministre des affaires étrangères des Pays-Bas, Bert Koenders, lors du vernissage de l'exposition photographique sur le camp de réfugiés d’al-Zaatari, en Jordanie, co-organisé par les missions permanentes de la Jordanie et des Pays-Bas, et par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

L'exposition, actuellement présente quelques-unes des images que les quatre photographes de l'agence Noor — Nina Berman, Alixandra Fazzina, Andrea Bruce, et Stanley Greene– ont pris lors de leur visite d'une semaine au camp de Zaatari, en Jordanie, en 2014. Ces images ont ensuite été exposées le long de l'enceinte de sécurité du camp pour l'humaniser.

Le chef de la diplomatie néerlandaise qui s'est dit fortement marqué par sa visite dans les camps de réfugiés en Jordanie, a précisé que ces réfugiés syriens sont dans des situations extrêmement difficiles.

Bert Koenders a appelé à remédier au sous-financement important de l'aide humanitaire pour les réfugiés syriens non seulement en Jordanie mais en Turquie et au Liban.

« Si l'on montre les images de ces réfugiés on comprend que l'on doit faire quelque chose avec la Syrie, que l'on a besoin pas seulement de l'instrument militaire mais aussi de la diplomatie », a dit le ministre hollandais.

Bert Koenders a affirmé qu'il fallait mobiliser tous les moyens pour trouver un dialogue politique, en appuyant le Représentant spécial du Secrétaire général Staffan de Mistura pour créer des zones de gel des hostilités ainsi qu'en profitant des petites ouvertures qui existent pour tenir des dialogues entre les différentes communautés syriennes.

Enfin le diplomate hollandais a tiré la sonnette d'alarme par rapport au sort de la ville d'Alep, en Syrie.

« Si Alep tombe, cela veut dire que nous avons un autre massacre et un autre groupe de réfugiés en beaucoup de chiffres et de nombres qui doivent trouver leur futur, ça veut dire qu'il y a une grande ville syrienne qui nous échappe à nouveau » a précisé le ministre, appelant l'opinion publique à ne pas oublier les Syriens, à prendre contact avec Alep et à éviter le massacre.

« Comme on avait il y a 20 ans Sarajevo ‘ville icône’, je crois que nous devons faire de même avec Alep » a-t-il exhorté.

 

(Interview : Bert Koenders, Ministre des affaires étrangères des Pays-Bas; propos recueillis par Cristina Silveiro)

 

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12/12/2017
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