Le Secrétaire général de l'ONU consterné par l’attaque meurtrière contre l’hebdomadaire satirique «Charlie Hebdo»

Écouter /

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a déclaré mercredi 7 janvier devant l'Association des journalistes correspondants des Nations Unies à New York, qu'il était consterné par l’attaque meurtrière à Paris, en France contre l’hebdomadaire satirique «Charlie Hebdo». Ban Ki-moon a estimé qu’il s’agissait d’une attaque contre la liberté de la presse.

« Je suis consterné et profondément bouleversé par l’attaque contre Charlie Hebdo ce matin à Paris ».

« Cet acte de violence ne saurait en aucun cas être justifié. Il s’agit d’une attaque contre la liberté d’expression et la liberté de la presse, deux piliers de la démocratie. Cette attaque vise à diviser, nous ne devons pas tomber dans ce piège », a-t-il déclaré.

Le Secrétaire général a exprimé sa « solidarité envers le gouvernement et le peuple français ». « Mes pensées vont aussi aux familles et aux proches des victimes », a-t-il ajouté.

Dans une déclaration à la presse, le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné « dans les termes les plus forts l’attaque terroriste barbare et lâche contre le siège du journal Charlie Hebdo ».

Les membres du Conseil ont exprimé leur « profonde sympathie et leurs condoléances aux familles des victimes, ainsi qu’au gouvernement de la France ». Ils ont souligné la nécessité de traduire en justice les auteurs de cette attaque.

Sam Kahamba Kutesa,le  Président de l'Assemblée générale, a aussi condamné dans les termes les plus vigoureux l'attentat contre le journal satirique Charlie Hebdo.

Et la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, s’est également déclarée « horrifiée » par la tuerie. « Mes pensées vont aux familles des victimes et à ceux qui ont été blessés » a-t-elle déclaré.

Selon la Directrice générale de l’UNESCO au-delà d’une tragédie personnelle il s'agit d’une attaque contre les médias et la liberté d’expression. Le monde ne peut pas permettre que des extrémistes fassent taire le partage d’idées et d’opinions, a affirmé Irina Bokova, ajoutant qu’il fallait travailler de concert afin de traduire les coupables en justice et prendre position pour une presse libre et indépendante.

De son côté, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a également vivement condamné la tuerie et exhorté « quiconque ayant des informations permettant de localiser les responsables de cette attaque de contacter les autorités françaises, avant que d’autres vies ne soient perdues ».

« L’attaque d’aujourd’hui est l’une des plus graves attaques contre des journalistes et la presse libre dans l’histoire récente », a déclaré pour sa part le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la liberté d’opinion et d’expression, David Kaye. « Il y aura des voix exhortant les satiristes en particulier de faire preuve de prudence dans leur expression », a fait remarquer M. Kaye. « J'exhorte le contraire: que tous ceux qui ont la capacité de réfréner une telle violence le fasse maintenant et en termes clairs et absolus », a-t-il ajouté.

Selon la presse, la fusillade qui a éclaté à Paris au siège de l’hebdomadaire satirique «Charlie Hebdo» mercredi 7 janvier à la mi-journée. Des hommes armés ont pénétré dans les locaux, et ont tiré avec des armes automatiques, avant de s’enfuir. Au total douze personnes, dont des membres de la rédaction et deux policiers, ont été tuées lors de l’attaque, a indiqué le parquet de Paris.  Une vingtaine de personnes ont également été blessées, dont quatre grièvement.

(Extrait sonore : Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
18/10/2017
Loading the player ...