Centrafrique : le membre du personnel de la MINUSCA, enlevé à Bangui mardi 20 janvier, a été libéré en début de soirée

Écouter /

Babacar Gaye, chef de la MINUSCA. Photo MINUSCA / Dany Balepe

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), Babacar Gaye, se réjouit de ce dénouement heureux qui couronne les multiples efforts déployés dès le début de ce grave incident.

« J'observe que tout le monde comprend que la violence n'est pas le bon chemin vers la résolution de la crise. Les Nations Unies sont là pour accompagner le peuple centrafricain sur la voie de la réconciliation nationale, de la cohésion sociale et d'une paix durable, » a-t-il déclaré après avoir accueilli le membre du personnel qui venait de retrouver la liberté.

La MINUSCA exprime sa gratitude à tous ceux qui l'ont appuyée, notamment les autorités centrafricaines et les forces internationales. Elle lance un appel pressent à la libération de tous les autres otages.

En effet, des individus armés non identifiés ont enlevé à Bangui ce mardi 20 janvier dans la matinée,  une personne travaillant pour la MINUSCA,  après s'être emparés du véhicule assurant son transport. Une tentative similaire a  échoué un peu plus tôt.

Cet enlèvement est arrivé  au lendemain de la capture par la MINUSCA du chef des  anti-Balaka, Rodrigue Ngaibona. La Mission onusienne en RCA s’est félicitée de la capture du chef anti-Balaka Rodrigue Ngaibona, lors de la première arrestation de grande envergure d’un milicien depuis le début de l’année 2015.

Lors d’un point de presse au siège de l’ONU à New York, un porte-parole de l’ONU, Farhan Haq, a indiqué que des Casques bleus avaient appréhendé  Ngaibona dans la ville de Bouca, suite à l’émission d’un mandat d’arrêt par la justice du pays.

Rodrigue Ngaibona , plus connu sous l’alias « général Andilo », a été transporté à Bossangoa par les Casques bleus qui l’ont ensuite remis aux autorités du pays.

Plus de deux ans de guerre civile et de violence en République centrafricaine ont déplacé des milliers de personnes à l’intérieur du pays, suite aux affrontements entre l’alliance Séléka à majorité musulmane et les milices chrétiennes anti-Balaka.

Selon les estimations de l’ONU, près de 440.000 personnes sont toujours déplacées dans le pays et 190.000 autres ont demandé asile au-delà des frontières centrafricaines. Dans le même temps, plus de 36.000 personnes, y compris issues de l’ethnie minoritaire peule, restent piégées dans des enclaves à travers le pays, caressant l’espoir de trouver asile dans les États voisins.

Depuis septembre 2014, la MINUSCA a arrêté plus de 200 personnes dans le cadre de son appui aux autorités centrafricaines pour le maintien de l’état de droit. Néanmoins, la situation dans le pays demeure fragile, au point que le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a récemment qualifié le climat en République centrafricaine de potentiellement explosif.

(Mise en perspective sur la réaction de la MINUSCA par Florence Westergard)

Classé sous L'info, Maintien de la paix.
LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
20/10/2017
Loading the player ...