Attentat contre Charlie Hebdo : rien ne justifie de tels actes mais il faut réduire les fractures sociales, selon Jean-Paul Laborde

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Ma première réaction en tant qu'homme est pour les victimes parce que ces gens qui ont travaillé dans le cadre de la presse pour que les idéaux de la liberté vivent n'ont pas eu peur, a affirmé ce vendredi le Directeur exécutif au Comité contreterrorisme du Conseil de sécurité, lors d'un entretien avec la Radio des Nations Unies.

Pour Jean-Paul Laborde, il est important de réagir avec les outils de l'état de droit, de ne pas réagir de manière excessive et il faut également accepter que si l'on défend l'état de droit  qu'il y ait des morts parmi nous.

Aussi, selon le Directeur exécutif il est impératif qu'il n'y ait pas d'impunité pour les terroristes qui ont pris le droit humain le plus précieux, le droit à la vie.

Bien que le magistrat français soit choqué, « tout comme ses concitoyens », il souligne qu'il s'agit d'un problème mondial, évoquant les maux que subissent les Iraquiens, les femmes yézidi, les enfants yéménites ou encore pakistanais.

Au-delà des répliques militaires et judiciaires, Jean-Paul Laborde prône la réduction de fractures sociales et du décalage en termes d'idéologie, car ces terroristes sont des gens qui deviennent des personnes complétement en dehors des cadres sociaux dans les sociétés à travers le monde.

Selon lui il faut travailler avec les leaders sociaux et religieux et être plus intégratifs avec une stratégie plus préventive et plus globale contre le terrorisme.

(Interview : Jean-Paul Laborde, Directeur exécutif au Comité contreterrorisme du Conseil de sécurité; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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17/10/2017
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