Rétrospective 2014 / Gaza : nouvelle année de conflit entre Israël et la Palestine

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Deux enfants devant un immeuble détruit à Gaza. Photo ONU/Shareef Sarhan

Alors que l'Assemblée générale des Nations Unies a décidé de faire de 2014 l'année internationale de solidarité avec le peuple palestinien, la bande de Gaza a été secouée par un conflit qui a duré 51 jours et fait près de 2000 morts.

Dès le mois de mai, les pourparlers de paix entre Israël et la Palestine se retrouvent dans l'impasse.

Un des points d'achoppement est le maintien du blocus sur Gaza, auquel l'ONU appelle à mettre fin.

Pierre Krahenbuhl, le nouveau Commissaire-général de  l'UNRWA, l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, décrit même ce blocus comme une « punition collective illégale ».

En juin, la constitution d'un nouveau gouvernement palestinien de consensus, pourtant saluée par le Secrétaire général Ban Ki-moon, ne parvient pas à empêcher l'escalade de la violence.

Début juillet, les bombardements des forces de sécurité israéliennes répondent aux tirs de roquette du Hamas sur les habitations israéliennes. Les bombardements des habitations à Gaza provoquent des dégâts considérables et de nombreux morts parmi les civils.

Fuyant les bombardements, des centaines de milliers de personnes, plus de 300 000 Palestiniens au plus fort du conflit, trouvent refuge dans les écoles et autres bâtiments de l'UNRWA. Ceux-ci seront à plusieurs reprises pris pour cible.

Les Nations Unies, à travers le Conseil de  Sécurité et le Secrétaire général, appellent à une cessation des hostilités et une trêve humanitaire. « Au nom de l'humanité, la violence doit cesser. », déclare Ban Ki-moon, ajoutant que « la situation actuelle est le résultat ultime d'un échec collectif à promouvoir une solution politique au conflit israélo-palestinien. »

De son côté, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, lors d'une réunion d'urgence sur l'offensive israélienne à Gaza, évoque des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité.

Les combats cessent définitivement fin août grâce aux efforts diplomatiques des pays de la région et des Nations Unies, et la reconstruction des dizaines de milliers de maisons détruites peut commencer. Il s'agit aussi de restaurer les services de base et apporter un soutien humanitaire et psychologique à la population.

Pierre Krahenbuhl, le chef de l'UNRWA estime qu'une solution politique durable pour l'avenir de Gaza est essentielle, sans quoi une nouvelle flambée de violence pourrait survenir. Fin décembre, les négociations de paix n’avaient toujours pas repris. Les Nations Unies soutiennent la mise en place de la solution à deux Etats, appuyée par une majorité de la communauté internationale.

Au total près de 2 000 personnes ont été tuées au cours de ce conflit, dont près de 500 enfants.  Selon l'UNICEF, 1500 autres enfants seraient devenus orphelins, et des centaines de milliers de personnes resteront marquées par un traumatisme psychologique. Aujourd'hui, plus de 800 000 personnes dépendent encore de l'assistance humanitaire à Gaza sur une population de 1.8 million d'habitants.

(Extrait sonores :

Wolfgang Grieger, Directeur des droits palestiniens au sein du Département des affaires politiques de l’ONU ;

Cécile Pouily, porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l'homme ;

Catherine Weibel, porte-parole de l'UNICEF Palestine ;

Jens Laerke, porte-parole du Bureau des Nations Unies pour la coordination humanitaire ;

Elisabeth Byrs, porte-parole du Programme Alimentaire Mondial ;

Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies ;

Pierre Krahenbuhl, Commissaire-général de  l'UNRWA, l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient ;

Production et montage : Priscilla Lecomte)

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11/12/2017
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