Le Conseil de sécurité condamne les attaques de la LRA en Afrique centrale

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Les attaques de la LRA auraient provoqué le déplacement de plus de 160 000 personnes. Ici, en République Démocratique du Congo. Photo OCHA Lauren Paletta

Le Conseil de sécurité a condamne fermement , « les attaques inqualifiables, les crimes de guerre et crimes contre l'humanité et les violations du droit international et des droits de l'homme perpétrés par l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) », en Afrique Centrale.

Le Conseil se réunissait mercredi 10 décembre pour examiner la situation dans la région ou sévit ce groupe armé originaire d'Ouganda, et qui poursuit ses attaques au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), et dans l'est de la République centrafricaine . Le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l'Afrique centrale (BRENUAC), M. Abdoulaye Bathily, a expliqué que la LRA continue de tuer et d'enlever malgré les efforts menés au plan régional pour la combattre. La LRA sera également impliquée dans le braconnage d'ivoire en RDC et le trafic d'or et de diamant en République centrafricaine, où elle coopère avec les combattants de l'ex-Seleka.

Selon une mission d'évaluation conduite cet été par son Bureau, les activités de la LRA ont provoqué le déplacement de longue durée de plus de 160 000 personnes.

Dans une déclaration publiée mercredi, le Conseil de sécurité s'est déclaré « préoccupé » par les graves problèmes de sécurité que connaissent certaines régions d'Afrique centrale en raison de la menace que représentent la LRA et Boko Haram. Il a réitéré son soutien à l'Initiative de coopération régionale pour l'élimination de la LRA menée par l'Union africaine et encourage vivement les États où sévit la LRA et les États voisins à coopérer avec la Force régionale d'intervention afin de mettre fin à la menace que représente la LRA.

Le conseil a demandé aux Missions de l'ONU en RDC (MONUSCO) et en République centrafricaine (MINUSCA) de continuer à appuyer les activités de désarmement, démobilisation et réintégration dans les pays où sévit la LRA. Le Conseil a également rappelé que les mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) contre les chefs de la LRA, dont Joseph Kony, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité n'ont pas encore été exécutés.

(Extrait sonore : Abdoulaye Bathily, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef du Bureau régional de l’ONU pour l'Afrique centrale )

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14/12/2017
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