Le Centre d’investissement de la FAO célèbre son 50e anniversaire

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Ces enfants afghans jouent dans l’eau d’un barrage de la Province de Herat réalisé avec l’appui de la FAO. Photo: FAO

La FAO célèbre le 50e anniversaire de son travail consacré à l’amélioration de l’investissement public et privé dans les pays en développement et en transition.

La mission du Centre d’investissement de la FAO consiste à travailler avec les pays pour déterminer le meilleur moyen d’investir dans l’agriculture et le développement rural en vue de réduire la pauvreté. Le Centre aide les gouvernements à concevoir, mettre en œuvre, superviser et évaluer les projets de développement agricole et rural. A cet effet, il puise dans la masse de connaissances et d’expertises du personnel de la FAO.

«Le Cadre stratégique de la FAO place l’investissement au centre des efforts visant à réduire la pauvreté et l’insécurité alimentaire et nutritionnelle à travers le monde», explique M. Gustavo Merino, Directeur du Centre d’investissement. «Nous sommes extrêmement fiers de souligner en ce 50e anniversaire le soutien de la FAO à l’investissement et sa collaboration avec nos partenaires extérieurs».

L’histoire du Centre est celle d’une collaboration avec les pays membres et plus d’une trentaine d’institutions financières nationales, régionales et internationales sans oublier sa participation directe à des milliers de projets de développement.

Tout a commencé en 1964 lorsque la Banque mondiale et la FAO ont convenu de mettre en commun leur expertise respective en matière d’agriculture et de ressources techniques et financières afin d’aider les pays à faire des choix d’investissement rural intelligents.

Au cours des cinq dernières décennies, la contribution du personnel de la FAO a permis de lever plus de 100 milliards de dollars d’investissements dans les pays membres qui ont servi à financer quelque 2 000 projets dans 170 pays.

«Mais ce que ces chiffres n’incluent pas, ce sont les années d’efforts pour renforcer les compétences et encadrer les homologues nationaux en matière de planification et de mise en œuvre des investissements», indique G. Merino. «En matière de politiques, l’apport de la FAO aide aussi les pays à accroître la productivité agricole tout en protégeant l’environnement».

Historiquement, les partenaires du Centre sont d’autres institutions multilatérales, notamment la Banque mondiale, le Fonds international de développement agricole (FIDA), la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Mais le Centre a également acquis un rôle de partenaire de confiance des pays et des institutions de crédit en aidant à façonner et mettre en œuvre des investissements plus ciblées et plus performants dans l’agriculture et le développement rural.

En veillant à intégrer des approches communautaires en matière d’investissement, le Centre a encouragé ses partenaires à investir dans des programmes couvrant des domaines tels que la gestion des ressources naturelles, les écoles pratiques d’agriculture, le régime foncier et l’accès au crédit rural.

Son mandat a évolué au fil des décennies. Si les années 70 et 80 l’ont vu répondre aux défis émergents et aux crises alimentaires aiguës, il a également soutenu les stratégies de lutte contre la pauvreté et la faim dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le développement pour s’attaquer aussi à la flambée des prix des produits alimentaires et aux problèmes causés par la sécheresse dans la Corne de l’Afrique au début des années 2000.

Le Centre d’investissement a élargi son programme pour relever les nouveaux défis liés à la nutrition et se concentrer sur la promotion de la résilience et de l’agriculture intelligente face au climat et sur l’approche des paysages dans le cadre du développement durable. Cette dernière question figure d’ailleurs parmi les principaux thèmes du programme des «Journées de l’investissement» qui se tiennent chaque décembre à la FAO et au cours desquelles seront également abordés la gestion de l’eau (thème favori du Centre depuis sa création) et le potentiel agricole dans les zones arides.

(Entretien: Mohamed Manssouri, Chef du service Europe et Asie centrale, Proche-Orient et Afrique du Nord, Amérique Latine et Caraïbes, Division du Centre d’Investissement de la FAO. Propos recueillis par Murielle Sarr de la FAO)

Ecouter une version abrégée de l'interview avec Mohamed Manssouri Écouter /
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13/12/2017
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