L'affaire Uhuru Kenyatta ne sera pas ajournée devant la CPI

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Le président du Kenya, Uhuru Kenyatta. Photo CPI.

L'actuel président kenyan, Uhuru Kenyatta, est accusé en tant que coauteur indirect de crimes contre l’humanité (dont le meurtre, la déportation, le viol et la persécution) qui auraient été commis pendant les violences post-électorales au Kenya en 2007-2008.

Le porte-parole de la Cour Pénale Internationale, Fadi El Abdallah, dans un entretien avec la radio des Nations Unies, a expliqué que la Chambre avait demandé à l'Accusation, soit d'indiquer le retrait des charges, soit d'améliorer le  niveau de preuves.

Un des éléments justifiant cette décision est, selon la Chambre, le droit de l’accusé à être jugé sans retard excessif et à la présomption de son innocence.

Parallèlement, la Chambre a décidé de ne pas en référer à l'Assemblée des Etat Parties au Statut de Rome au sujet de la non-coopération du gouvernement kenyan, compte-tenu de la décision de ne pas ajourner l'affaire.

Fadi El Abdallah a également expliqué que l'Accusation pourrait toujours fournir ultérieurement d'autres preuves sur cette affaire.

(Extrait sonore : Fadi El Abdallah, porte-parole de la Cour Pénale Internationale ; propos recueillis par Priscilla Lecomte)

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20/10/2017
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