Journée internationale des Droits de l'homme : un travail “au jour le jour”, selon Jan Eliasson

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Le Vice-secrétaire général Jan Eliasson avec des étudiants du Hunter College de New York. Photo ONU / Francesca Lorusso Caputi

« Les droits de l'homme doivent être l'affaire de tous, en toutes circonstances, qui que nous soyons, quelles que soient notre origine, notre classe sociale, nos opinions et notre orientation sexuelle » a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon lors de la célébration de la journée internationale des droits de l'homme, ce mercredi 10 décembre.

Cette journée marque l'anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, le 10 décembre 1948. A cette occasion, ambassadeurs, activistes des droits de l'homme et étudiants ont participé mardi à une lecture publique des 30 articles de la Déclaration au sein du centre de recherche Schomburg sur les cultures noires, à New York, dans le quartier de Harlem.

Le Vice-secrétaire général de l'ONU, Jan Eliasson, dans un entretien avec la radio des Nations Unies à l'issue de la cérémonie, s'est félicité des progrès réalisés depuis 1948. Il a ajouté : « cela reste un travail au jour le jour, heure par heure, pour faire respecter ces principes, […] afin que chaque être humain puisse vivre dans la dignité ».

Evoquant les manifestations des dernières semaines aux Etats-Unis contre la violence policière à l'égard des afro-américains, il a dit qu'il était nécessaire de mener un débat public sur ces problèmes, d'une manière pacifique et respectueuse, à l'image du combat mené par Martin Luther King.

Jan Eliasson est ensuite revenu sur la place des droits de l'homme au sein du système onusien. Ils ne représentent que 3% du budget des Nations Unies et cela n'est pas suffisant, a-t-il estimé. Selon le Vice-secrétaire général, il est important que les activités de protection et de promotion des droits de l'homme ne soient plus uniquement financées sur la base de contributions volontaires. Tout en rappelant l'importance du maintien de la paix et du développement, il a insisté sur le rôle crucial joué par le troisième pilier que constituent les droits de l'homme «Si un de ces piliers est faible, toute la structure est faible », a-t-il conclu.

(Extrait sonore : Jan Eliasson ; propos recueillis par Priscilla Lecomte

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23/10/2017
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