Iraq/ ONU : les civils toujours les plus frappés par les violences

Écouter /

Photo : MANUI

Un total de 1.232 Iraquiens ont été tués et 2.434 blessés dans des actes de terrorisme et de violence en Novembre 2014, Selon les chiffres de pertes publiées ce lundi 1er décembre 2014 par la Mission des Nations Unies en Iraq (MANUI).

Même si ces chiffres indiquent une certaine stabilité, les civils continuent de payer le plus lourd tribue des violences en Iraq. La MANUI précise que le nombre de civils tués était 936, dont 61 policiers civils, tandis que le nombre de civils blessés était 1826,dont 71 policiers civils. Aussi quelques 296 membres des forces de sécurité iraquiennes ont été tués y compris les Peshmergas, SWAT et les milices qui combattent aux côtés de l’armée iraquienne et 608 ont été blessés.

Bagdad a été la plus touchée avec Gouvernorat de 1253 victimes civiles (332 tués, 921 blessés). Selon les informations obtenues par la MANUI de la Direction de la santé à Anbar, le gouvernorat a subi un total de 1026 victimes civiles (402 tués et 624 blessés). Cela comprenait 71 tués et 437 blessés à Ramadi et 331 tués et 187 blessés à Falloujah. Salah al-Din a enregistré 74 morts et 114 blessés tandis Diyala enregistré 37 tués et 71 blessés.

“Avec près de 12 000 personnes tuées et près de 22 000 blessées depuis le début de 2014, les Iraquiens continuent d’être quotidiennement soumis aux horreurs indicibles des tueries, mutilations, règne de la terreur, déplacement, formes extrêmes d’intolérance et de pauvreté”, a déclaré le chef de la Mission Nickolay Mladenov,a joutant « je saisis cette occasion de continuer à encourager les dirigeants politiques, religieux et sociaux iraquiens à agir de manière décisive afin de surmonter leurs différences afin de résoudre les problèmes politiques, sociaux et économiques dans l’attente, et de rétablir la confiance entre les communautés iraquiennes, plus particulièrement ces groupes de mécontents, dans le cadre de la consolidation du processus démocratique ».

La Mission souligne ces chiffres reflète que « le minimum absolu » de victimes. Ils ne tiennent compte que des chiffres qu'elle a pu vérifier. De façon général la MANUI a du mal à vérifier le nombre de victimes dans les zones et de conflit. Elle par ailleurs reçu des informations sur un grand nombre de victimes et de personnes qui sont mortes des effets secondaires des violences après avoir fui leur domicile y compris l'exposition aux éléments et le manque d’eau, de nourriture, de médicaments et des soins de santé.

(Extrait sonore : Eliana Nabaa, porte-parole de la MANUI; propos recueillis par Cristina Siveiro)

 

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
18/10/2017
Loading the player ...