En direct avec Martin Kobler: "MONUSCO: bilan et perspectives"

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Martin Köbler, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la RDC. Photo: Radio Okapi/Ph. John Bompengo

La Mission des Nations Unies de stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO),  auparavant appelée MONUC et créée le 30 novembre 1999,  a totalisé 15 ans de présence en RDC le 30 novembre 2014. A cette occasion Martin Kobler, le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU en RDC et Chef de la MONUSCO, a répondu en direct jeudi 4 novembre dans un programme sur Webcast, aux questions du public sur les avancées, les défis et le bilan de la Mission onusienne dans le pays.

Sur les priorités de la MONUSCO, Martin Kobler a répondu «  1. Les combats au Nord contre les ADF 2. La préparation de l’action militaire contre les FDLR à partir du 2 janvier 3. A Kinshasa, c’est le programme DDR pour réintégrer les ex-combattants dans la société. La chute du M23 a produit des ex-combattants à Kitona, Kotakoli et il faut qu’on sache comme réintégrer ces ex-combattants ».

Il a ajouté que « J'ai vu qu’une partie du Budget est consacrée au DDR. Si on ne donne pas un futur à ces ex-combattants, ils risquent de rentrer dans la brousse ou tracasser la population. Ensuite, la réforme de la sécurité est très importante. Il faut entrainer 6 bataillons FARDC par an avec des entraînements spéciaux. La dernière priorité ce sont les élections. Les contacts des bons offices avec la population, les jeunes et les acteurs politiques nous intéressent également. En résumé les combats contre les groupes armés, réforme du secteur de sécurité et élections ».

Et à question de savoir quand la MONUSCO compte quitter la RDC, Martin Kobler a déclaré que « On ne peut pas donner un délai. La stratégie est donnée par le Secrétaire général qui doit la soumettre au Conseil de sécurité. Nous ne pouvons pas rester ici 50 ans. Le Congo est un pays dynamique, il y a des jeunes…La question est: est-ce que le gouvernement a restitué l’autorité de l’État? Si tout le monde répond oui, alors dans ce cas-là, la MONUSCO peut penser partir. Si la plupart des richesses du pays sont exportées illicitement, ce n’est pas une situation satisfaisante. Il y a 2,7 millions de déplacés, cela veut dire que ces personnes ne sont pas satisfaites de la situation actuelle du pays. Moi je suis pour le dialogue avec le gouvernement et la société civile pour discuter par exemple de cette situation des déplacés. On est dans un processus de réduction graduelle de notre présence mais ça doit être complété par la bonne gouvernance ».

Les questions du public ont été rapportées par Charles Bambara, le Directeur de la Division de l’information publique de la MONUSCO, modérateur de cet évènement, accompagné de deux collaboratrices.

(Extraits sonores : Martin Kobler, Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU en RDC et Chef de la MONUSCO)

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19/10/2017
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