Ebola / communauté de veille : en absence d'un vaccin la vigilance communautaire demeure essentielle, selon UNICEF

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Photo :UNICEF/NYHQ2014-1027/Jallanzo

Un an après que le premier cas d'Ebola se soit déclaré en dans le village de Meliandou, en Guinée, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et ses partenaires ont annoncé mardi la mise en place de « communautés de veilles » au sein des villages.

Ces cellules de veille –composées de 5 personnes du village représentant les femmes, les jeunes, les guérisseurs traditionnels et religieux– ont pour objectif de surveiller la mise en œuvre des dispositifs de prévention d'Ebola de façon digne et adaptée aux communautés, et de faire un suivi de l'application des consignes dans la durée.

Dans l'absence des vaccins, la vigilance communautaire demeure clef dans la lutte contre le virus d'Ebola, souligne l'UNICEF.

Selon le Fonds pour l'enfance, les malentendus et même les violences à l'encontre des équipes sanitaires et de sensibilisation persistent.

« ll faut nous comprendre », a expliqué une villageoise a un membre du personnel de l'UNICEF, «il y a des gens qui meurent dans notre village, nous ne savons pas ce qui se passe, nous sommes terrifies. Ensuite il y a une voiture blanche qui arrive et qui prend les personnes malades, notre mère, notre sœur. Ces personnes-là on ne le revoit pas en général, ont les emmène on nous dit dans des centres de traitement souvent éloignés. Ensuite une autre équipe vient et vaporise un liquide dans la maison ou était le malade. Ces équipes sont protégées mais pas les autres personnes qui se trouvent dans la maison et les rumeurs commencent, des rumeurs qui disent que ce liquide donne Ebola.»

L'UNICEF attribue ces malentendus à un manque de dialogue avec les communautés que les cellules devraient permettre de remédier.

(Extrait sonore: Christophe Boulierac, porte-parole de l'UNICEF à Genève)

 

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20/10/2017
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