41 pays épinglés par l'Union Interparlementaire pour des atteintes aux droits de l'homme des parlementaires

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Plus de 300 parlementaires ont été victimes d'atteintes aux droits de l'homme en 2014, dans 41 pays à travers le monde. Le rapport qui vient d'être publié par l'Union Interparlementaire (UIP) pour 2014 montre que l'Afrique et l'Asie sont les continents où il est le plus dangereux d'être parlementaire.

Détention arbitraire, procès non équitable, violation de la liberté d'expression et suspension illégale de leur mandat parlementaire font partie des violations des droits de l'homme les plus fréquentes.

Le Comité des droits de l'homme des parlementaire a étudié ainsi les cas de 311 parlementaires en 2014, soit 13% de plus qu'en 2013.

Selon Rogier Huizenga, le Responsable du programme des droits de l'homme au sein de l'UIP, cette augmentation peut être le signe que la situation politique se détériore dans un certain nombre de pays, mais aussi que les cas sont mieux documentés.

Dans un entretien avec la radio des Nations Unies, M. Huizenga a insisté sur le fait que le rôle du Comité des droits de l'homme des parlementaires de l'UIP est d'étudier des cas qui lui sont soumis par les parlementaires ou leurs familles, mais que l'UIP peut également se prononcer pour condamner ou exprimer son inquiétude par rapport à des violations des droits de l'homme des parlementaires qui n'auraient pas été rapportées au comité.

En Afrique, 114 cas ont été relevés. Les trois situations les plus inquiétantes se trouvent en République Démocratique du Congo, où le mandat d'environ 30 parlementaires a été suspendu, en Erythrée, où 11 parlementaires sont détenus au secret et en Zambie, où une vingtaine de parlementaires fait face à des contraintes dans l'exercice de leur mandat.

« En général, quand on pense aux violations des droits de l'homme, les gens pensent aux défenseurs des droits de l'homme. Mais dans beaucoup de pays dans le monde […], on voit que les parlementaires qui font partie de l'opposition ou qui sont critiques vis-à-vis du gouvernement, courent de grands risques pour faire leur travail », a expliqué Rogier Huizenga.

(Extrait sonore : Rogier Huizenga, responsable du programme des droits de l'homme de l'UIP ; propos recueillis par Priscilla Lecomte)

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13/12/2017
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