Terrorisme : un comité du Conseil de sécurité examine la problématique des enlèvements et prises d'otages

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Les Quinze votent l’adoption d’une résolution. Photo ONU/Paulo Filgueiras

A New York, le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 1373 concernant la lutte antiterroriste a organisé lundi 24 novembre une séance extraordinaire sur le thème "Les enlèvements contre rançon et prises d'otages perpétrés par des terroristes". Plusieurs délégués des missions permanentes, des institutions spécialisées des Nations Unies, des ONG et des organisations intergouvernementales se sont exprimé devant ce Comité.

Guidé par les résolutions 1373 (2001) et 1624 (2005) du Conseil de sécurité, le Comité contre le terrorisme s'emploie à renforcer l'aptitude des États Membres des Nations Unies à empêcher les actes de terrorisme à l'intérieur de leurs frontières et dans l'ensemble des régions. Il a été créé à la suite des attaques terroristes du 11 septembre aux États-Unis d'Amérique.

La Direction exécutive du Comité contre le terrorisme assiste le Comité en appliquant les décisions de politique de celui-ci, en évaluant avec des experts la situation de chaque État Membre et en facilitant l'apport aux pays d'assistance technique dans la lutte contre le terrorisme.

La résolution 1373 (2001) du Conseil de sécurité, adoptée à l'unanimité le 28 septembre 2001, appelle les États Membres à mettre en œuvre un certain nombre de mesures conçues pour renforcer leur capacité juridique et institutionnelle de lutte contre les activités terroristes, y compris à :

Ériger en infraction le financement du terrorisme; Geler sans attendre tous les fonds des personnes impliquées dans des actes de terrorisme; Interdire que les groupes terroristes reçoivent un soutien financier quel qu’il soit; Refuser de donner l’asile aux terroristes, de leur offrir des moyens de subsistance ou de leur apporter un appui; Échanger des informations avec les autres gouvernements sur tout groupe préparant ou planifiant des actes terroristes; Coopérer avec les autres gouvernements en ce qui concerne les enquêtes sur ceux qui sont impliqués dans de tels actes, leur détection, leur arrestation, leur extradition et les poursuites à leur encontre; et Ériger en infraction dans le droit interne l’apport d’un appui, actif ou passif, au terrorisme, et traduire les coupables en justice.

La résolution appelle aussi les États à devenir parties, dès que possible, aux instruments juridiques internationaux qui concernent la  lutte contre le terrorisme.

(Extrait sonore : Colonel Christian Emmanuel Mouaya Pouyi, du Centre africain d'étude et de recherche sur le terrorisme)

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23/10/2017
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