Rapport du GIEC : le temps joue contre nous, d’après Ban Ki-moon

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Ban Ki-moon lors du lancement du rapport du GIEC, à Copenhague. Photo ONU / Amanda Voisard

L’impact du changement climatique risque d’être dangereux et irréversible, mais il est encore possible d’en limiter les effets, d’après le cinquième rapport d’évaluation sur le changement climatique, publié dimanche à l’occasion de la réunion du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) à Copenhague, au Danemark.

Le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-moon qui s’exprimait lors du lancement de ce rapport, a salué le travail réalisé par le GIEC depuis plus d’un quart de siècle.

Il a résumé les trois points essentiels soulevés par le rapport : l’influence humaine sur le climat est claire, et ne cesse d’augmenter ; il est essentiel d’agir rapidement pour eviter un impact destructeur du changement climatique, et les options existent pour limiter le changement climatique.

Ban Ki-moon a évoqué qu’il avait été lui-même témoin de l’impact du changement climatique au cours de ses différents voyages en tant que Secrétaire Général, du pôle Nord à l’Antartique, du lac Tchad à la mer d’Aral.

Rappelant qu’il n’était pas un scientifique, il a déclaré vouloir ajouter sa voix à celle des experts : « La science a parlé, il n’y a pas d’ambiguité dans son message. Les dirigeants doivent agir, et le temps joue contre nous. »

Le rapport, produit par plus de 800 scientifiques, met en evidence l’influence humaine sur le climat. Pour en limiter l’impact, il préconise notamment de réduire de 40 à 70% les émissions de gaz à effets de serre d’ici à 2050 pour atteindre l’objectif fixé par les gouvernements de limiter à 2°C le réchauffement climatique.

(Mis en perspective : Priscilla Lecomte)

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20/10/2017
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