ONU : les archives de la Commission de l’ONU pour les crimes de guerre, base du droit international, selon Adama Dieng

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Adama Dieng, Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la prévention du génocide (UNPhoto : C.Silveiro)

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la prévention du génocide, Adama Dieng, s'est réjoui de l'attention renouvelée portée sur les archives et le travail de Commission de l'ONU pour les crimes de guerre (1943-1948), en marge d'une table ronde qui a eu mardi 11 novembre au Siège de l’ONU à New York sur l'apport des archives de la Commission.

Pour le Représentant spécial, le fait que 17 pays soient arrivés à s'entendre pour mettre en place une autorité centrale chargée d'enquêter et de faire des recommandations sur des poursuites nationales sur des crimes de guerre est déjà une réussite importante.

 

De plus, la création de la Commission des Nations Unies pour les crimes de guerre a été un précédent pour la mise en place d'autres initiatives de reddition des comptes et redevabilité. Ces précédents se reflètent également dans certains des principes directeurs des tribunaux ad-hoc et de la Cour pénal international (CPI), dont le principe de la complémentarité.

La Commission est en sorte le droit pénal international « en gestation », explique Adama Dieng, soulignant que les questions qui ont été débattues au sein de la Commission allant de la base juridique de la punition, de l'extradition criminelle, de la détermination des actes qui devraient être considérés dans le cadre des crimes contre l'humanité, aux modes responsabilité.

L'importance des archives de la Commission des Nations Unies pour les crimes de guerre souligne également l'importance de la collecte des données dans les conflits d'aujourd'hui tel que le Soudan du Sud pour la République centrafricaine, car elle constituerait une démarche essentielle pour la détermination des faits pour un éventuel processus de justice transitionnel.

« Si je fais référence à la contribution des archives de la Commission pour la préservation de la mémoire des évènements de la seconde guerre mondiale, c'est tout simplement parce que je considère que la mémoire constitue une composante essentielle de toute stratégie visant à traiter le passé en vue de prévenir la répétition du génocide et d'autres crimes atroces », a déclaré Adama Dieng.

Enfin, Adama Dieng affirme que tirer des leçons du passé est une étape solide dans la construction d'un futur meilleur.

 

(Interview : Adama Dieng, Représentant spécial du Secrétaire général pour la prévention du génocide; propos recueillis par Cristina Silveiro)

 

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20/10/2017
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