La pauvreté continue à décliner en Afrique, malgré les défis auxquels fait face le continent

Écouter /

Photo PNUD Burundi

Le niveau de vie s’est amelioré pour un nombre croissant d’Africains, malgré les effets négatifs de la crise économique mondiale, d’après le rapport publié samedi à l’occasion de l’ouverture de la neuvième Conférence économique pour l’Afrique, à Addis Abeba, en Ethiopie.

Ce rapport annuel d’évaluation sur la réalisation des Objectifs de Développement du Millénaire en Afrique, coproduit par la Banque africaine de développement (BAD), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD),la Commission Economique pour l’Afrique (CEA) et la Commission de l’Union Africaine, souligne les progrès réalisés par le continent africain en matière d’accès à l’éducation, de réduction de la mortalité infantile et maternelle ou encore de soins de santé. Ainsi, entre 1998 et 2012, la prévalence du HIV/SIDA a reculé, passant de 5,8 a 4,7% de la population.

Les participants à la conférence ont insisté sur le rôle crucial joué par les partenariats public-privé et l’investissement dans l’achèvement des objectifs du millénaire.

"Le défi est de s’assurer que l’Afrique, soutenue par les partenaires internationaux, continue à investir dans les secteurs qui font la différence dans la vie quotidienne des gens » a déclaré Abdoulaye Mar Dieye, le directeur régional du PNUD pour l’Afrique. « Une population éduquée et en bonne santé, des communautés solides, un système de prise de décision inclusif, une meilleure fourniture des services publics au niveau local, des économies et des entreprises dynamiques, voilà ce dont l’Afrique a besoin pour continuer à aller de l’avant ».

Lors de la cérémonie d’ouverture des travaux de la Conférence écononomique pour l’Afrique, qui se déroule du 1er au 3 novembre en Ethiopie, le Sous-secrétaire général des Nations unies et Secrétaire Exécutif de la Commission Economique pour l’Afrique, Carlos Lopes, est revenu sur le thème de la conférence, « Savoir et innovation pour la transformation de l’Afrique ».

Il s’est felicité d’abord des progrès réalisés par le continent dans ce domaine, citant de nombreux exemples d’innovations africaines, en matière de finance mobile ou d’énergies vertes, et a insisté sur le fait que l’essentiel n’était pas la croissance du Produit intérieur Brut, mais la qualité de la croissance. Il a ajouté que les gouvernements africains devaient développer des systemes nationaux d’encouragement à l’innovation et au savoir. « S’assurer que les économies africaines peuvent se transformer, se diversifier et devenir des moteurs de la création d’emploi et de la valorisation des communautés est la clé du progrès social à long terme », a-t-il conclu.

(Mise en perspective : Priscilla Lecomte)

 

 

 

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
16/10/2017
Loading the player ...