Ebola : avec plus de 13.000 cas et 5.000 morts, la communauté internationale demeure saisie de l'urgence

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David Nabarro (Photo : UN Photo)

Avec plus de 13.000 cas et 5.000 morts à son compte, l'épidémie d'Ebola qui sévit en Afrique de l'Ouest demeure sur la liste des grandes préoccupations de la communauté internationale.

Jeudi 13 novembre au Siège de l'ONU à New York, l'Assemblée générale a tenu une réunion pour informer les États Membres de la réponse à la crise à laquelle ont participé l'Envoyé spécial du Secrétaire général sur Ebola, David Nabarro, et le chef de la mission de l'ONU pour l'action urgente contre Ebola (MINUAUCE) , Anthony Banbury, ainsi que les Représentants des trois pays les plus affectés, le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée.

Anthony Banbury et David Nabarro ont présenté un rapport aux États membres, soulignant les progrès accomplis à ce jour en termes de lutte contre la propagation du virus, tout en avertissant que les chiffres réels étaient moins encourageants, de nombreux cas n'étant pas signalés.

Anthony Banbury a parlé des défis auxquels sont confrontés les gouvernements des pays concernés et la MINUAUCE face à une maladie si contagieuse et insaisissable comme celle du virus Ebola.

Le chef de la MINUAUCE a expliqué que cette mission exige une plus grande dispersion géographique et plus de mobilité, ainsi que d’une réponse rapide.

Quant aux principaux besoins de la MINUAUCE, Anthony Banbury a déclaré qu’il faut plus de personnel et de centres de traitement, plus de partenaires sur le terrain pour gérer ces centres, plus de véhicules à mobiliser l’équipement et de l’argent.

La Guinée, par le biais de son Représentant permanant devant l'ONU, Mamadi Touré, a notamment appelé au déploiement urgent du personnel –surtout médical—de la Mission et à une plus grande coopération sur les défis que pose l'épidémie au-delà du domaine sanitaire.

Selon le Représentant de la Guinée, l'épidémie a affecté l'offre et la qualité des soins de santé ainsi que la disponibilité des équipements, la distribution agricole, les transports terrestres aériens et maritimes, le tourisme, et les emplois urbains, l'éducation et la sécurité.

Mamadi Touré a appelé à ce que tous les programme d'aide au développement soient révisés pour prendre compte des perturbations qu'a causé la maladie du virus Ebola.

Selon lui il importe que toute assistance concernant l'après-Ébola inclue prioritairement le renforcement sanitaire des pays les plus affectés afin de prévenir tout autre épidémie de cette ampleur.

(Extrait sonore : Mamadi Touré, Représentant permanent de la Guinée auprès des Nations Unies)

 

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20/10/2017
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