Burundi : devant le Conseil de Sécurité, le Représentant de l’ONU dresse un bilan mitigé du processus électoral

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Parfait Onanga Anyanga, Représentant spécial du Secrétaire général au Burundi, Photo ONU

Le Conseil de Sécurité des Nations Unies s'est réuni aujourd'hui pour débattre de la situation au Burundi, alors que les élections présidentielles et législatives sont prévues dans six mois.

Le Représentant spécial du Secrétaire général et chef du Bureau des Nations Unies au Burundi, Parfait Onanga-Anyanga, s'adressait au Conseil pour la dernière fois avant la fermeture du Bureau dans ce pays, prévue en décembre 2014.

Le Représentant spécial est revenu sur le processus électoral et s'est félicité de la détermination de la classe politique burundaise à garantir une participation inclusive lors des prochaines élections. Il a cité le président de la République Nkuruzinza qui a souhaité que les élections de 2015 se déroulent mieux que toutes celles qui ont été organisées jusqu'à ce jour et déclaré que ce sont les élections qui consolident la démocratie.

Parfait Onanga-Anayanga a également salué la décision des acteurs politiques de l'opposition de ne pas boycotter les élections, comme cela avait été le cas en 2010.

Il a cependant  estimé que si des avancées remarquables avaient été obtenues, les progrès restaient mitigés. Il a évoqué la mise en place de la commission électorale, la CENI, au niveau local, sujette à controverse, ou les nombreux procès de personnalités politiques. Ces éléments démontrent selon lui l'absence de confiance entre la majorité et l'opposition.

" Il importe de mettre l'accent sur les questions essentielles » a-t-il insisté, « pour notamment créer un espace politique plus ouvert, un environnement sécuritaire fiable, garantir la liberté et l'équité des scrutins mais aussi condamner et bannir la violence politique »

Le Représentant spécial a conclu en disant que les élections étaient un examen auquel le Burundi ne pouvait pas permettre d'échouer dans sa marche vers la prospérité et la paix.

De son côté, le représentant permanent de la suisse a l'ONU, et président de la formation Burundi de la Commission de consolidation de la paix, Paul Seger, a rappelé qu'il était crucial que tous les acteurs politiques participent aux élections et que l'espace politique devait rester ouvert en théorie mais aussi en pratique.

Il a exhorté le Burundi a « se préparer aux élections avec la confiance d'un pays qui se livre à cet exercice de démocratie pour la troisième fois depuis qu'il a émergé de son passe sanglant, et avec la vigilance d'un pays conscient de la fragilité du processus de consolidation de la paix et des responsabilités inhérentes »

(Extrait sonore : Parfait Onanga Anyanga, Représentant spécial du Secrétaire généraldes Nations Unies au Burundi)

Classé sous Conseil de sécurité, L'info.
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17/10/2017
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