Ban Ki-moon appelle à plus de coopération régionale pour “faire des pays enclavés, des pays connectés”

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Photo de Fatima Villasboa Maidana, concours photo organisé par le Bureau du Haut-Représentant pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement.

Faire des pays enclavés des pays connectés, tel est le mot d'ordre de la deuxième Conférence des Nations Unies sur les pays en développement sans littoral qui se tient du 3 au 5 novembre à Vienne, en Autriche.

Les participants font le bilan des progrès réalisés par les 32 pays en développement sans littoral depuis la Déclaration d'Almaty en 2003.

Une des décisions majeures de cette déclaration avait été d'améliorer les relations commerciales, les infrastructures de transport et les procédures de transit pour ces pays avec leurs voisins disposant d'un littoral.

Dans son discours prononcé au moment de l'inauguration de la Conférence, le Président de l'Assemblée Générale, Sam Kutesa, est revenu sur les progrès obtenus en la matière, tout en insistant sur les défis  structurels qui subsistent tels que la faiblesse des exportations comparé aux importations, l'inadéquation des infrastructures de transport ou le coût de l'énergie.

Il a expliqué qu'en 2012, les coûts d'exportation et d'importation étaient deux fois plus élevés pour les pays sans littoral qui payent en moyenne 3 204 $ pour exporter un conteneur et 3 800 $ pour en importer un, contre respectivement 1 250 et 1 400 $ pour les pays bénéficiant d'un accès à la mer.

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a de son côté insisté sur la nécessité de répondre aux besoins des pays sans littoral dans le cadre de l'agenda pour le développement durable, à travers le renforcement des partenariats sud-sud et avec le secteur privé.

« Nous avons besoin de plus d'intégration régionale » a-t-il déclaré, ajoutant  « L'intégration régionale peut transformer les pays enclavés en des pays connectés »

Ban Ki-moon a également appelé au renforcement des investissements et des partenariats publics-privés pour relever les nouveaux défis auxquels font face les pays sans littoral.

Il a souligné l'importance de développer la productivité agricole, et le secteur des services – qui ne dépend pas des coûts de transport, afin de développer les économies des pays enclavés et s'assurer qu'il n'y ait pas de « laissés-pour –compte »

 (Extrait sonore, Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies)

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15/12/2017
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