Affrontements dans le camp de Kakuma, au Kenya: le HCR déplore huit morts parmi les réfugiés

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Camp de Kakuma, photo UNHCR Kenya

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s'est dit préoccupé par la situation sécuritaire dans le camp de réfugiés de Kakuma, au Kenya.

Selon Adrian Edwards, le porte-parole du HCR, qui s'exprimait mardi lors d'une conférence de presse à Genève, des échauffourées ont commencé la semaine dernière après une tentative de viol sur une jeune fille. Différents groupes de jeunes réfugiés du Sud-Soudan, du Burundi et de la République démocratique du Congo se sont affrontés violemment.

Les affrontements ont repris lundi, suite à la mort d'un enfant écrasé par un bodaboda (taxi-moto), dans le camp. Le chauffeur burundais du taxi-moto a été attaqué à la machette.

Au total, 8 personnes ont perdu la vie dans ces violences que le HCR a dénoncées.

Le Représentant du HCR au Kenya, Raouf Mazou, s'est immédiatement rendu sur place et a échangé avec les autorités kenyanes qui ont renforcé les mesures de sécurité dans le camp.

D'après Emmanuel Nyabera, chargé de communication pour le HCR au Kenya, le calme semble être revenu. Il a notamment expliqué que le HCR a renouvelé sa demande auprès gouvernement kenyan de bénéficier de plus de terres pour étendre la superficie du camp.

La surpopulation du camp est une des causes de la tension qui existe dans ce regroupement. Adrian Edwards a expliqué qu'à l'origine le camp avait été construit pour 100 000 personnes. Il accueille aujourd'hui 180 000 réfugiés, en majorité des Sud-Soudanais et des Somaliens.

« Les conditions de vie dans les camps sont difficiles partout, a-t-il  expliqué, c'est pourquoi le HCR préconise toujours d'autoriser les réfugiés a être accueillis en dehors des conditions de détention des camps,  afin qu'ils puissent être membres d'une communauté et s'engager dans la vie économique ».

« Néanmoins » a-t-il ajouté, « la violence n'est pas  une réponse acceptable, quel que soient les circonstances, et ceux qui enfreignent la loi doivent être punis selon les lois du pays dans lequel ils se trouvent » .  

(Extrait sonore: Adrian Edwards, porte-parole du HCR)

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23/10/2017
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