RDC / opération “Likofi” : l'ONU demande la poursuite des responsables des exactions

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Présentation des gangsters« Kulunas » par la PNC le 02/12/2013 à Kinshasa. Photo : Radio Okapi/ John Bompengo

Un rapport des Nations Unies publié mercredi 15 octobre donne des détails sur des violations graves des droits de l'homme, y compris des exécutions sommaires et extrajudiciaires ainsi que des disparitions forcées, commises contre de civils par des agents de la Police nationale congolaise (PNC) dans le cadre de l'opération « Likofi » (coupe de poing) à Kinshasa entre le 15 novembre 2013 et le 15 février 2014.

Le rapport, qui s'appui sur des enquêtes menées par le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l'Homme (BCNUDH) en République démocratique du Congo (RDC), recense le meurtre d'au moins neuf civils et la disparition forcée d'au moins 32 civils  dans cette opération lancée par la police à Kinshasa contre des “Kuluna”, des présumés bandits et gangsters.

Le nombre total de victimes pourrait être beaucoup plus élevé dans la mesure où les enquêteurs du BCNUDH ont fait face à diverses difficultés dans le cadre de leurs enquêtes sur ces violations des droits de l'homme.

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, appelle les autorités congolaises à traduire les auteurs de ces exactions en justice.

Pour le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Martin Kobler, cette situation démontre à quel point il est urgent d'accélérer la réforme du secteur de la sécurité de la police congolaise.

(Extrait sonore : Scott Campbell, Chef du Bureau des droits de l'homme de l'ONU à Kinshasa ; propos recueillis par Radio Okapi)

 

 

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20/10/2017
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