La Semaine pour l'Afrique: le soutien attendu de l’ONU à l’agenda 2063 de l’Union africaine

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Sam Kutesa, président de l’Assemblée générale de l’ONU lors de l’ouverture  des discussions sur la « Semaine pour l'Afrique ».
Photo: ONU/ Kim Haughton

Comment le système des Nations Unis pourra-t-il appuyer l'agenda de développement africain établi par l'Union africaine ? C'est la question que se posent les personnes éminentes et diverses instances de l'ONU venues participer à la « Semaine pour l'Afrique », au Siège de l'ONU à New York.

L'objectif de cette semaine est « d'arrêter la montre » pendant une semaine pour évaluer la situation en Afrique et determiner comment mieux répondre aux besoins de developpement des Africains à travers les institutions des Nations Unies. Un grande partie des opérations de l'ONU concernent ce continent, à l'instar du Conseil de sécurité pour lequel plus de 90% des dossiers se rapportent à l'Afrique.

Les travaux de la semaine ont été lancé lundi 13 octobre avec une Table ronde de haut niveau sur le thème “L’Afrique que nous voulons: le soutien du système de l'ONU à l’agenda 2063 de l’Union africaine”.

“L’Afrique que nous voulons est un continent intégré, pacifique et prospère. Il doit être un lieu où les possibilités d’emploi sont disponibles pour ceux qui cherchent des emplois, et où les enfants vont au lit le ventre plein, plutôt qu'avec la sensation de faim ” a déclaré Sam Kutesa, le Président de l’Assemblée générale de l’ONU, en ouvrant les discussions.

Plusieurs personnalités ont participé à la table ronde dont le directeur exécutif du NEPAD, Ibrahim Mayaki, et la Présidente du panel des personnes éminentes du mécanisme de vérification des pairs de l'Union africaine, Fatuma Ndangiza Nyirakobwa.

Selon Raul Cabral, du Bureau du Conseiller spécial de l'ONU pour l'Afrique, cette table ronde et cette semaine sont l'occasion pour les africains de demander l'appui pour le développement qu'ils souhaitent recevoir.

 « Ils vont avoir des pourparlers avec la communauté internationale et l’ONU, en nous informant de ce qu’ils font, des progrès qu’ils ont obtenus, des difficultés qu’ils doivent affronter et de la meilleure façon pour la communauté internationale de les aider. Mais tout sera décidé par eux. C’est à eux de nous signaler et nous orienter sur la façon dont ils veulent être assistés», a-t-il précisé lors d'une interview.

(Extrait sonore : Raul Cabral, Chef de la coordination, de la promotion et du développement des programmes du Bureau du Conseiller spécial de l'ONU pour l'Afrique ; propos recueillis par Mônica Grayley)

 

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15/12/2017
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