Forum de Bakou : Les jeunes souhaitent faire entendre leur voix

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“En Tunisie, la politique de la jeunesse est comme une licorne : tout le monde en parle mais personne ne l’a vue”. Plus de 170 jeunes ont contribué au débat du Forum de la Jeunesse en envoyant une photo portant leur message sur les politiques de la jeunesse. Photo : Forum sur les politiques de la jeunesse.

Le premier forum sur les politiques de la jeunesse s’est ouvert ce mardi 28 octobre à Bakou, en Azerbaidjan. Ce forum réunit plus de 700 représentants de la jeunesse venus faire entendre leur voix et insister sur la nécessaire de la mise en œuvre des politiques de la jeunesse dans leurs pays.

Dans son discours inaugural, le Secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon, a rappelé que la valorisation et l'autonomisation des jeunes était une de ses priorités, ajoutant que les jeunes étaient les dirigeants de demain et qu’il était essentiel de bien les écouter.

Le Secrétaire général a  lancé un appel aux gouvernements pour mieux impliquer les jeunes dans l'élaboration des politiques publiques, tout en encourageant les jeunes à faire entendre leur voix. Il a ajouté : « Les Nations Unies sont prêtes à travailler avec vous ».

L'envoyé spécial des jeunes, Ahmed Alhendawi, a de son côté insisté sur la nécessité, non pas de soutenir les jeunes, mais d'investir en eux.

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies en charge du soutien aux affaires politiques au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Magdy Martinez-Soliman, a pour sa part déclaré qu'il était indispensable d'agir pour la jeunesse si on voulait obtenir des résultats en matière de développement humain.

Il a ajouté, que sur les presque deux milliards de jeunes dans le monde aujourd'hui, un tiers vivaient dans des pays fragiles ou affectés par les conflits.

Magdy Martinez-Soliman a fait le point sur la mise en œuvre de la stratégie adoptée par les Nations Unies en 1995 sur les politiques de la jeunesse : « La bonne nouvelle, c'est que des progrès importants ont été réalisés : plus de 60 % des pays ont déjà une politique nationale de la jeunesse, mais la mauvaise nouvelle, c'est que ces politiques de la jeunesse  ne sont pas toujours complètement mises en œuvre, et de nombreux défis affectent l'efficacité et le caractère inclusif de ces politiques ».

Parmi ces défis, il a relevé le manque de ressources, l'absence de données fiables ou de volonté politique forte. Le Secrétaire général adjoint a ajouté que les politiques de la jeunesse, si elles étaient bien élaborées, pouvaient jouer un rôle crucial pour répondre aux besoins et aux attentes de la jeunesse, en encourageant la participation des jeunes, la responsabilisation des dirigeants, et une meilleure allocation des ressources.

(Enrobé de Priscilla Lecomte; avec des extraits sonores recueillis par Radmilla Suleymanova et Basma Baghall à Bakou, en Azerbaidjan)

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18/10/2017
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